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Dakar, Le 02 juillet 2024 – Le président d’Alternance générationnelle pour l’intérêt de la République (AGIR), a tiré à boulets rouges sur le Premier ministre Ousmane Sonko lors d’une conférence de presse ce mardi pour faire un bilan des trois mois de gestion du nouveau régime. L’ancien député souligne qu’Ousmane Sonko n’a pas la “capacité requise pour le poste de Premier ministre”. Il ajoute “qu’il ne respecte ni les institutions du pays, ni les Sénégalais”.

Nous leur avons laissé du temps pour s’organiser, encourageant toujours la rupture. Cependant, ce temps d’observation est désormais terminé. Le comportement du Premier ministre ne rassure pas. Il ne semble pas avoir la capacité requise pour ce poste. Il ne respecte ni les institutions du pays, ni les Sénégalais.



D’après lui, on doit attendre le PM sur des questions sérieuses au lieu de s’attaquer aux fondamentaux de la République.

La population a d’autres préoccupations. Nous les avons élus pour qu’ils règlent des problèmes. Les problèmes, il y en a partout. La question de l’emploi est là, le secteur de l’informel, les questions de la santé, de l’éducation et de la souveraineté alimentaire. C’est une grande bataille que le Premier ministre doit mener au lieu de s’attaquer aux fondamentaux de la démocratie : la justice, la presse, l’opposition. C’est ça le manque de respect




Concernant la justice, il admet que le chef du gouvernement en a parlé d’une manière scandaleuse et lui demande de régler son dossier :

On n’a pas besoin de la justice des vainqueurs. Les magistrats sont libres et indépendants qu’on leur laisse les coudées franches. Au nom du principe de la séparation du pouvoir, un PM ne peut pas dire qu’il va faire un toilettage au niveau de la Justice. Comment peut-il accuser un juge de corrompu. Il a un dossier qui attend d’être enrôlé. Est-ce qu’ils vont l’enrôler ou pas, est-ce qu’ils vont mettre le coude ? Est-ce qu’ils vont mettre le coude, est-ce qu’ils vont gérer cette question de dossier pendant devant la justice ? Voilà les vraies questions, qu’il faut régler d’abord





Revenant sur la visite d’Ousmane Sonko à Anse Bernard, Thierno Bocoum souligne que ce dernier a raison de dire que le domaine maritime est intouchable.

Ce n’est pas normal, il a parfaitement raison. Mais l’autre question qu’on lui pose, c’est quand est-il de l’hôtel Azalaï, qui est dans le domaine public maritime ? Cet hôtel a été construit sur plus de 7 000 mètres carrés. Et que l’actuel président de la République y avait élu domicile avant de faire sa prestation de serment. Qu’Ousmane Sonko nous apporte des éclairages sur les conditions d’octroi de ce site », a-t-il constaté.

En outre, Bocoum invite le Premier ministre à dévoiler son plan d’action gouvernemental et lance un appel au Président Diomaye d’assumer sa posture de Chef d’État.

Il . M. Bocoum invite également les Sénégalais de ne pas avoir pas peur de ce régime. Selon lui, « c’est grâce à eux qu’ils ont été élus ».

Au lieu d’aller au Grand théâtre pour concurrencer les Wally Seck et consorts ou d’aller faire du show à Colobane, il n’a qu’à nous présenter le plan d’action du gouvernement. Depuis que le Président Diomaye lui a donné des institutions en Conseil des ministres, il n’a encore rien dévoilé.

L’ancien député en a profité pour lancer des flèches aux partisans du Premier ministre :

Ils sont féroces, toujours dans l’invective et la menace. Ce sont ces gens qui ont applaudi Mélenchon à l’Université Cheikh Anta Diop. Ils avaient applaudi leur idole lorsqu’ils s’attaquaient aux journalistes au Grand théâtre. C’est devant eux qu’il tiendra sa déclaration de politique générale. Ils ont intimidé les Sénégalais pour que personne ne parle des gaffes de leur leader. Ils ne savent rien de la démocratie, de la liberté d’opinion. Ils ne connaissent que la haine. Et nous sommes dans la démocratie. Un pays doit avoir un contre-pouvoir



Le leader du mouvement Alliance Générationnelle pour les Intérêts de la République (Agir) n’a pas mâché ses mots en soulignant l’exclusion incompréhensible d’une coalition ayant soutenu de nombreux combats. Pour lui, cette exclusion symbolise l’injustice et l’inefficacité d’un système qui préfère l’intimidation et la propagande à la vérité et à la conviction. Il a ainsi pointé du doigt un appareil oppressif, composé non seulement de jeunes analphabètes, mais aussi d’adultes, de cadres, de journalistes, et de membres de la société civile.  
Sur le plan politique, Thierno Bocoum a lancé un appel clair et urgent à un large rassemblement de l’opposition en vue des prochaines élections législatives. Selon lui, il est crucial de mettre la vertu au-dessus du vice et la compétence au-dessus de l’amateurisme pour espérer un véritable changement.

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