Le G7 de la région de Sédhiou, qui regroupe les syndicats d’enseignants les plus représentatifs, a organisé ce jour un sit-in devant l’Inspection d’Académie, suivi d’une déclaration à la presse conformément aux mots d’ordre nationaux. La mobilisation a enregistré la présence des responsables syndicaux des trois départements de la région, Bounkiling, Goudomp et Sédhiou, qui ont tenu à faire le déplacement pour marquer leur détermination.
Prenant la parole, le coordonnateur du G7 de Sédhiou, Abdoulaye Diallo, s’est d’abord offusqué de l’attitude de certains enseignants qui, en dépit du mot d’ordre de grève, ont choisi de surveiller les compositions. Il a dénoncé un manque de solidarité de corps et a affirmé ne pas comprendre ce comportement, d’autant plus que dans d’autres académies, les autorités ont pris la décision de déprogrammer les évaluations. Il a déploré qu’à Sédhiou, les autorités aient maintenu les compositions parce qu’elles ont reçu des garanties qu’elles se dérouleraient normalement.
Revenant sur les doléances du G7, Monsieur Diallo a rappelé que plusieurs points restent en suspens. S’agissant du dossier des décisionnaires, il a salué la publication des décrets tout en soulignant que celle-ci ne garantit pas encore l’effectivité des mesures. Le G7 interpelle ainsi le ministre de la Fonction publique pour une application sans délai, afin de permettre aux enseignants concernés, encore en service, de bénéficier de ces dispositions avant leur départ à la retraite. Parmi les mesures attendues figurent notamment la délivrance de l’imputation budgétaire, l’augmentation de la pension de retraite ainsi que la possibilité d’un relèvement optionnel de l’âge de départ à la retraite à 65 ans.
Le coordonnateur a également évoqué d’autres revendications, notamment la surimposition des rappels des enseignants, le parachèvement de la formation diplômante et le reversement des maîtres d’EPS dans le corps des PCEMG. Dans leur déclaration, les syndicats ont lancé un appel solennel au gouvernement afin de trouver des solutions concrètes aux préoccupations des enseignants pendant qu’il est encore temps. Ils ont insisté sur le fait que la situation actuelle n’a pas encore atteint le stade d’une crise scolaire majeure, malgré les perturbations déjà observées. Ce point de presse s’inscrit dans le cadre du quatrième plan d’action du G7, qui se poursuivra dès demain par une grève totale, avant une journée de présence passive prévue vendredi. Une évaluation nationale de ce plan d’action est annoncée dans les prochains jours, à l’issue de laquelle de nouvelles orientations pourraient être arrêtées.