Le samedi 13 décembre 2025, le lycée de Diaroumé a accueilli un atelier de formation destiné aux enseignants dans le cadre du projet intitulé « Vaincre toutes formes de violence faite à la fille et à la femme, principalement la Mutilation Génitale Féminine / Excision (MGF/E) à Sédhiou ». Cette rencontre pédagogique s’inscrit dans une dynamique de promotion des droits humains et de prévention des violences basées sur le genre. Elle met un accent particulier sur les MGF/E, les mariages forcés ou précoces ainsi que le harcèlement, des fléaux qui continuent d’affecter profondément la santé et l’avenir des filles et des femmes.
Monsieur Sagna, proviseur du lycée de Diaroumé, a présidé la cérémonie d’ouverture en saluant la pertinence de l’initiative et le choix porté sur le milieu scolaire. Il a déclaré que l’école ne doit pas être seulement un lieu de transmission des savoirs académiques, mais aussi un espace de protection, d’éveil des consciences et de défense des droits humains. Selon lui, former les enseignants sur ces questions sensibles constitue une étape essentielle pour protéger les élèves, et plus particulièrement les jeunes filles.
L’objectif global de cet atelier était de fournir aux enseignants des informations et des outils adéquats sur les droits humains, le genre et les normes sociales entourant les MGF/E. La formation visait également à analyser les impacts des violences telles que les mariages précoces, les mariages forcés et le harcèlement, afin de permettre aux éducateurs de mieux aborder ces thématiques dans le cadre de leurs enseignements et apprentissages.
Pour la coordonnatrice régionale du projet, cette formation répond à un besoin réel identifié sur le terrain. Elle a souligné que les enseignants jouent un rôle déterminant dans la prévention des violences. En les outillant sur les droits humains et les conséquences des MGF/E, le projet renforce leur capacité à devenir des acteurs de changement influents au sein de l’école et de la communauté.
Tout au long de la journée, les participants ont été sensibilisés aux concepts fondamentaux des droits humains ainsi qu’aux textes internationaux et régionaux de protection de la femme et de l’enfant. Les sessions ont permis d’explorer les impacts sanitaires, psychologiques et sociaux des mutilations génitales féminines et des mariages précoces. La participation active des enseignants a été favorisée par des travaux de groupe, des études de cas, des discussions interactives et des projections de vidéos.
Les échanges ont également mis en exergue le rôle stratégique de l’éducation dans la transformation des normes sociales néfastes, positionnant l’enseignant comme un relais essentiel de sensibilisation. À l’issue de l’atelier, les enseignants ont exprimé leur engagement à intégrer l’éducation aux droits humains dans leurs pratiques quotidiennes et à agir de manière proactive face aux violations des droits des filles. À travers cette initiative, le projet réaffirme sa volonté de contribuer durablement à l’éradication des violences basées sur le genre dans la région de Sédhiou en faisant de l’école un véritable levier de changement social.
M Touré