La CEDEAO officialise la réintégration de la Guinée et la levée des sanctions

Réunie ce mercredi dans un contexte de normalisation politique, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a pris…
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Réunie ce mercredi dans un contexte de normalisation politique, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a pris la décision historique de lever, avec un effet immédiat, l’ensemble des sanctions qui pesaient encore sur la République de Guinée. Ces mesures restrictives, qui avaient été instaurées au lendemain du coup d’État de septembre 2021 mené par le colonel Mamadi Doumbouya, appartiennent désormais au passé. Cette annonce marque le retour effectif et complet de Conakry au sein de l’institution régionale après une période d’isolement diplomatique de plus de quatre ans.

Le rétablissement des relations intervient dans le sillage de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, au cours de laquelle le général Mamadi Doumbouya a été déclaré vainqueur avec un score de 86,72 % des suffrages exprimés. Pour justifier cette réintégration, la CEDEAO s’appuie sur le respect du calendrier de transition, soulignant notamment le succès du référendum constitutionnel organisé en septembre 2025 comme un préalable indispensable au scrutin présidentiel. Ce geste d’ouverture prolonge l’assouplissement économique et financier amorcé dès février 2024, témoignant d’une volonté d’apaisement progressif entre l’organisation et le pouvoir guinéen.

Toutefois, cette reconnaissance institutionnelle s’inscrit dans un climat de controverse persistant. Bien que le général Doumbouya préside désormais aux destinées du pays de façon constitutionnelle, son accession au pouvoir civil déroge à ses engagements initiaux de ne pas se porter candidat. Si la CEDEAO a formellement félicité le nouveau chef d’État, elle n’en demeure pas moins vigilante face aux critiques des organisations internationales de défense des droits humains. Ces dernières continuent de dénoncer des pratiques autoritaires, citant des arrestations d’opposants et des entraves aux libertés publiques. En conséquence, l’organisation régionale exhorte fermement les autorités de Conakry à poursuivre les réformes nécessaires pour consolider la démocratie et garantir l’État de droit parallèlement au développement économique national.


Lang Fils

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