À la veille d’une finale historique ce dimanche 18 janvier 2026, la tension est à son comble. Entre suprématie mondiale, quête de sacre à domicile et un historique de 32 confrontations qui penche en faveur du Maroc, le duel entre les Lions de l’Atlas et les Lions de la Teranga s’annonce comme le plus grand rendez-vous de l’histoire moderne du football africain.
Jamais le football africain n’avait porté une affiche aussi prestigieuse. Pour la première fois de l’histoire, les deux meilleures nations du continent (8ème et 14ème au rang mondial) se retrouvent pour le bouquet final. Au-delà du trophée, c’est un duel de leadership qui oppose le pays hôte marocain, demi-finaliste du dernier Mondial, au Sénégal, champion d’Afrique 2021 en quête d’un doublé légendaire.
Un duel chargé d’histoire, une première en CAN
Si les deux géants se connaissent par cœur, cette finale vient réparer une anomalie statistique : malgré 32 confrontations depuis les années 1960, le Maroc et le Sénégal ne s’étaient jamais affrontés en phase finale de Coupe d’Afrique.
Le bilan global historique plaide largement en faveur du Maroc avec 18 victoires contre 6 seulement pour le Sénégal (et 7 matchs nuls). Les Lions de l’Atlas se souviennent avec nostalgie des qualifications de 1975 (5-2 au cumulé) qui avaient ouvert la voie à leur unique sacre de 1976. Cependant, depuis le tournant des années 2000 et la montée en puissance du Sénégal de Sadio Mané et de la génération 2002, l’écart s’est réduit, transformant chaque rencontre en une bataille tactique de classe mondiale.
Un contexte électrique et des tensions en coulisses
Si l’ambiance promet d’être incandescente dans les travées du Complexe Prince Moulay Abdellah, les dernières 48 heures ont été marquées par une guerre psychologique hors terrain. La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a vivement dénoncé, via un communiqué officiel, les conditions d’accueil à Rabat. Entre un dispositif de sécurité jugé insuffisant à la gare et le refus du camp de base de Salé pour des raisons d’équité sportive, le Sénégal a clairement affiché son mécontentement.
Conférences de presse : Deux salles, deux ambiances
En conférence de presse ce samedi, les deux techniciens ont posé les jalons du combat :
- Walid Regragui (Maroc), porté par la ferveur populaire, assume son statut : « À domicile, c’est du 51/49 en notre faveur ». Il mise sur l’insolente forme de Brahim Díaz (5 buts) pour briser une disette de 50 ans.
- Pape Thiaw (Sénégal), malgré la suspension de son capitaine Kalidou Koulibaly, a fustigé les manquements organisationnels tout en rappelant la résilience de ses troupes : « Le Maroc est favori au classement, mais nous avons faim de cette deuxième étoile ».
Demain à 20h00, le temps s’arrêtera. Le continent saura si la hiérarchie historique confirme le sacre des Lions de l’Atlas ou si le Sénégal conserve sa couronne au prix d’un exploit en terre hostile.