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Guinée-Bissau : Les leaders de l’opposition rejettent l’offre de participation au gouvernement de transition

Auteur

Lang Fils

Publié le

3 février 2026

Actu, Info et News en continu de Pakao et du Sénégal

Trois jours après le dénouement de la crise consécutive au coup d’État du 26 novembre, les figures de proue de l’opposition bissau-guinéenne retrouvent une liberté très surveillée. Si Domingos Simões Pereira (PAIGC) a quitté sa détention pour une assignation à résidence de fait, Fernando Dias fait l’objet d’une interdiction stricte de prise de parole publique.

Une ouverture politique jugée de façade

Dans une tentative de normalisation diplomatique saluée par la Cédéao comme un pas vers le « retour à l’ordre constitutionnel », les autorités militaires ont proposé aux formations d’opposition une intégration institutionnelle :

  • Trois portefeuilles ministériels au sein du gouvernement.
  • Dix sièges au Conseil National de Transition (CNT).

Un refus catégorique des opposants

Malgré la pression régionale, les deux leaders rejettent fermement cette main tendue. Ils dénoncent une manœuvre visant à légitimer le régime militaire sans leur accorder un réel poids politique. Fernando Dias souligne d’ailleurs le caractère « inégalitaire » de cette répartition, affirmant ne pas vouloir « salir son nom » pour une représentation purement symbolique.

Des tensions persistantes et un dialogue rompu

L’absence de communication directe entre la junte et l’opposition crispe davantage la situation. Selon Fernando Dias, les opposants ont découvert ces propositions via un communiqué de la Cédéao, sans aucune consultation préalable. De son côté, le cabinet du Premier ministre concède à demi-mot que cette ouverture répond davantage aux exigences de l’organisation régionale qu’à une réelle volonté de partage du pouvoir.

Pour l’heure, Fernando Dias a accepté de respecter un silence médiatique temporaire, espérant que cette concession facilitera la levée de la surveillance armée qui pèse encore sur Domingos Simões Pereira.


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