Journée mondiale de l’environnement : Urgence absolue à Kolibantang face aux feux de brousse et à la déforestation

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, l’association « La Commune de Kolibantang et sa Diaspora », par la…
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À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, l’association « La Commune de Kolibantang et sa Diaspora », par la voix de son président, Amadou Bamba Konta, lance un appel solennel à la responsabilité et à la mobilisation générale face à la crise écologique majeure qui frappe de plein fouet son territoire.

À Kolibantang, la préservation de la nature a dépassé le stade du débat théorique pour devenir une urgence vitale. L’écosystème local s’asphyxie sous la pression conjuguée des feux de brousse récurrents et d’une exploitation incontrôlée du bois d’œuvre. Pour inverser cette tendance destructrice, l’association prône une union sacrée entre les populations, la société civile et les autorités institutionnelles.

Bois d’œuvre et menuiserie : pour une exploitation responsable et légale

Le potentiel forestier de Kolibantang constitue une richesse inestimable, et l’artisanat de la menuiserie demeure un levier économique crucial pour l’emploi des jeunes de la commune. Cependant, la quête effrénée de bois d’œuvre destiné à la construction, au mobilier et aux charpentes a ouvert la voie à des coupes abusives et souvent illégales, qui vident progressivement les forêts de leurs essences les plus nobles.

Cette pression anthropique sur le couvert forestier engendre la disparition progressive des grands arbres. Or, ce sont précisément ces géants qui abritent la biodiversité locale, protègent les sols contre l’érosion et régulent les cycles pluviométriques indispensables à l’agriculture. De plus, ce rythme de coupe anarchique fait peser une menace directe sur l’avenir même de l’artisanat. Sans aucun plan de renouvellement de la ressource, les menuisiers se retrouveront privés de leur matière première d’ici quelques années, condamnant ainsi leur propre secteur d’activité.

Les feux de brousse : des efforts réduits en cendres

À ce déboisement intensif s’ajoute le fléau dévastateur des feux de brousse. Qu’ils soient d’origine accidentelle ou le fruit d’actes de malveillance, ces incendies à répétition ravagent chaque année des milliers d’hectares de savane et de pâturages à travers le territoire.

En l’espace de quelques heures seulement, les flammes détruisent les réserves fourragères pourtant indispensables à l’élevage, consument les jeunes pousses d’arbres et annihilent toute capacité de régénération naturelle de la forêt. Le constat est sans appel : ce que la hache et la tronçonneuse épargnent, le feu le réduit inexorablement en cendres.

Une synergie institutionnelle forte : Mairie, Sous-Préfecture et Eaux et Forêts

L’association est convaincue que les simples campagnes de sensibilisation ne suffisent plus et que la lutte contre la criminalité environnementale exige désormais une application rigoureuse de la loi, soutenue par une coordination sans faille des acteurs étatiques et locaux.

Dans cette optique, l’action citoyenne doit se déployer en parfaite synergie avec Monsieur le Sous-Préfet, garant de l’autorité de l’État, pour assurer l’application stricte de la réglementation et sécuriser l’arrondissement. Parallèlement, la Mairie de Kolibantang joue un rôle pivot en intégrant les enjeux écologiques dans les budgets et les plans de développement locaux, tout en veillant à une gestion foncière durable. Enfin, le service des Eaux et Forêts apporte son expertise indispensable sur le terrain à travers le renforcement des patrouilles de contrôle, la traque des exploitants illégaux et l’encadrement technique des campagnes de reboisement.

L’appel au sursaut citoyen du président Amadou Bamba Konta

Face à ce constat alarmant, le président de l’association appelle à un réveil des consciences et à sceller une alliance durable entre les populations, la diaspora, les artisans et les institutions :

« Nous ne pouvons plus fermer les yeux. Couper un arbre de manière abusive ou allumer un feu, c’est voler l’avenir des enfants de Kolibantang. J’adresse aujourd’hui un message direct à nos frères menuisiers et artisans : vous êtes des acteurs clés de notre économie, devenez aussi les gardiens de notre forêt ! N’acceptez plus les bois coupés illégalement. Pour chaque arbre abattu pour les besoins de votre travail, engageons-nous ensemble à en planter dix. Au nom de notre association, je réaffirme notre totale disponibilité à mener ce combat. »

Lang Fils

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