Le feuilleton de la création de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL) vient de connaître un nouveau rebondissement de taille. Face à la vive polémique et aux contestations des acteurs du milieu, notamment l’Association des Lutteurs en Activité (ALLA), le ministère de la Jeunesse et des Sports a pris une décision radicale. Dans un communiqué officiel daté du 11 septembre 2025, la Direction générale des Sports annonce la suspension du processus électoral de la FSL « jusqu’à nouvel ordre ».
Ce communiqué, adressé à Monsieur Malick Ngom, président du comité national de gestion de la lutte, fait écho aux nombreuses dénonciations d’irrégularités dans la liste provisoire des associations habilitées à voter. L’opposition, menée par des figures emblématiques comme Gris Bordeaux, avait mis en lumière un manque de transparence et d’équité, remettant en cause la légitimité même de la future fédération.
Pour apaiser la situation et « assurer la transparence et la légitimité du processus électoral », le ministère de la Jeunesse et des Sports a pris les mesures suivantes :
- Vérification approfondie : Les services du ministère vont mener une vérification des affiliations des associations au niveau national et déconcentré, en collaboration avec les comités régionaux de gestion de la lutte.
- Création d’une commission électorale autonome : Une nouvelle entité sera mise en place pour organiser l’assemblée générale élective « en toute impartialité ».
- Nouveau calendrier : Un nouveau chronogramme sera communiqué à l’ensemble des parties prenantes dans les meilleurs délais.
Cette suspension marque une victoire pour les lutteurs qui réclamaient une refonte totale du processus. Elle ouvre la voie à une nouvelle ère pour la lutte sénégalaise, à condition que le nouveau processus parvienne à réconcilier les parties et à bâtir une fédération réellement représentative des intérêts de tous les acteurs.