Dakar, le 30 juin 2026 – Réunis en séance plénière ce 29 juin 2026, les députés ont adopté le projet de réforme constitutionnelle dans un climat de vives tensions, marqué par le départ des élus de l’opposition.
Plusieurs amendements proposés par la majorité parlementaire ont été retenus, notamment sur le contrôle des fonds politiques, le renforcement de la transparence et l’élargissement des pouvoirs de contrôle du Parlement. En revanche, les députés ont rejeté plusieurs amendements défendus par le gouvernement, dont le maintien du président de la République comme chef de parti, la déclaration de patrimoine uniquement en fin de mandat et le renforcement des prérogatives du Premier ministre.
La séance a basculé lors de l’expulsion du député Abdou Mbow par les gendarmes, suite à son refus catégorique de quitter le pupitre. En signe de protestation, l’ensemble des députés de l’opposition a quitté l’hémicycle, laissant la majorité poursuivre les débats jusqu’au vote final.
Si le pouvoir législatif présente cette réforme comme une avancée institutionnelle majeure, l’opposition, la coalition soutenant le président Bassirou Diomaye Faye et une partie de la société civile dénoncent la procédure adoptée et continuent de réclamer un référendum. Reste désormais à savoir si Son Excellence Bassirou Diomaye Faye promulguera directement la loi ou s’il la soumettra au peuple par voie référendaire, comme l’avait laissé entendre le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Maître Moussa Sarr.