La Cour suprême de Guinée a rendu publique, le 8 novembre, la liste définitive des candidats autorisés à se présenter à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre prochain. Sur les 51 dossiers initialement déposés, seuls neuf ont été validés par la plus haute juridiction du pays, selon une source judiciaire.
Ce scrutin revêt une importance capitale puisqu’il est censé marquer le retour à l’ordre constitutionnel en République de Guinée, après le coup d’État militaire qui avait renversé le gouvernement précédent le 5 septembre 2021.
L’actuel président candidat, une seule femme retenue
Parmi les candidatures retenues figure celle du chef de la transition actuel, le Général Mamadi Doumbouya, qui se présente en tant que candidat indépendant.
La liste validée par la Cour suprême comprend également Makalé Camara (Front pour l’Alliance nationale – FAN), qui est la seule femme à concourir pour la magistrature suprême. Les sept autres candidats sont Abdoulaye Yéro Baldé (Frondeg), Ibrahima Abé Sylla (NGR), Faya Lansana Millimouno (BL), Abdoulaye Kourouma (RRD), Mohamed Nabé (ARP), Bouna Keita (RGP) et Mohamed Chérif Tounkara (candidat indépendant).
Un processus rigoureux et des figures politiques écartées
La Cour suprême a mené son examen en se basant strictement sur les dispositions de la nouvelle Constitution et du Code électoral. Tous les prétendants ont notamment été soumis à une visite médicale effectuée par un collège de médecins assermentés.
Cette élection se caractérise également par l’absence des grandes figures traditionnelles de la politique guinéenne. Des personnalités comme Cellou Dalein Diallo et Toumba Diakité, dont la candidature a été invalidée en raison de sa condamnation pénale récente pour crimes contre l’humanité, sont ainsi écartées de la course pour diverses raisons, laissant place à un champ politique renouvelé.
Environ 6,7 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour ce vote crucial qui déterminera la prochaine phase institutionnelle de la République de Guinée.