Réuni en congrès, le parti PASTEF – Les Patriotes a réaffirmé sa fidélité absolue à son leader historique. Ousmane Sonko a été reconduit à l’unanimité à la tête de la formation politique .
Sur 598 procès-verbaux attendus, 589 ont été reçus, soit un taux de participation de 98,5 %.
✅ Sénégal : 553 PV sur 553 reçus
✅ Diaspora : 36 PV sur 45 reçus
✅ Ousmane Sonko : 589 voix
✅ Bulletin blanc : 0
Ces résultats traduisent une forte mobilisation des congressistes et consacrent l’élection d’Ousmane Sonko à la tête de PASTEF Les Patriotes.
Pour les militants et les cadres du PASTEF, ce vote unanime résonne comme un signal de cohésion totale derrière l’homme fort du parti. Écarté de la course présidentielle en 2024 en raison d’un long feuilleton judiciaire sous l’ancien régime, Ousmane Sonko voit sa légitimité populaire et partisane ainsi sanctuarisée.
Cette annonce ne relève pas uniquement de la vie interne d’un parti, elle redessine en profondeur la carte des pouvoirs au Sénégal. L’actualité récente a en effet acté une rupture majeure au sein du tandem qui avait porté le projet de rupture au pouvoir. Après avoir quitté ses fonctions de Premier ministre, Ousmane Sonko a rapidement rebondi en prenant la présidence de l’Assemblée nationale, s’affirmant comme le chef d’un pouvoir législatif fort et indépendant.
Parallèlement, la décision globale du PASTEF de ne pas participer au nouveau gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô instaure désormais une cohabitation de fait hautement stratégique. Le Sénégal se retrouve ainsi face à une configuration politique singulière où le chef du parti majoritaire au Parlement se positionne ouvertement comme le candidat déclaré pour l’après-Faye, tout en choisissant de se placer en dehors du dispositif de l’exécutif actuel.
Reste à savoir comment cette posture de gardien du temple et de contre-pouvoir parlementaire affectera le vote des lois et la stabilité des institutions dans les mois à venir.