Le Sénégal a officiellement démarré, ce lundi 15 juin 2026, les épreuves du baccalauréat technique sur l’ensemble du territoire national, marquant ainsi le début des examens de fin d’année. Cet examen constitue une étape importante dans la politique nationale de valorisation de l’enseignement technique et professionnel, considéré comme un levier essentiel du développement économique et de l’employabilité des jeunes.
Le gouvernement mise sur le renforcement des filières techniques, industrielles et technologiques afin de réduire le déséquilibre existant avec les séries littéraires et de mieux répondre aux besoins du marché du travail.
Dans le Sud du pays, les académies de Kolda et de Ziguinchor se sont mobilisées pour assurer le bon déroulement des épreuves, tandis qu’aucun lycée technique n’est encore implanté dans l’Inspection d’académie de Sédhiou.
À Kolda, 268 candidats, dont 166 filles et 102 garçons, composent au lycée technique de la région. Selon le président du jury, Moulaye Diagne, les examens ont débuté à 7h30 dans de bonnes conditions administratives et sécuritaires. Le centre est réparti en 11 salles, chacune surveillée par trois encadreurs. Trois absences ont toutefois été enregistrées.
Les candidats ont entamé les épreuves par les sciences économiques et de gestion, tandis que les autorités ont rappelé l’interdiction stricte des téléphones portables.
Au-delà de l’obtention du diplôme, le baccalauréat technique représente aujourd’hui une véritable porte d’entrée vers les métiers d’avenir, notamment dans les secteurs de l’industrie, des services, du numérique et des infrastructures. Les résultats de cette filière demeurent d’ailleurs généralement supérieurs à ceux du baccalauréat général, confirmant l’importance croissante de l’enseignement technique dans le système éducatif sénégalais.
Par C.M. Touré