« Katabina manque de tout » : Au Gamou annuel, les populations interpellent le maire face aux urgences du Pakao

Le dimanche 28 juin 2026, le village de Katabina a vibré au rythme de son Gamou annuel, un grand rassemblement…
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Le dimanche 28 juin 2026, le village de Katabina a vibré au rythme de son Gamou annuel, un grand rassemblement spirituel qui s’est imposé comme une tribune majeure d’échanges, de dévotion et de plaidoyer social. L’événement a enregistré la participation notable de nombreuses autorités religieuses, coutumières et locales, au premier rang desquelles le maire de la commune de Kolibantang, le docteur Abdoulaye Faty. En ouverture des festivités, le chef de village Ahmadou Bouyé N’diaye, l’Imam ratib Arfang Almamy Gassama et le président du Dahira Ibrahima Korta ont chaleureusement souhaité la bienvenue aux pèlerins, tout en saluant l’unité de la communauté et la qualité remarquable de l’organisation. Prenant la parole, Oustaze Moro Korta a exprimé sa profonde gratitude envers l’ensemble des contributeurs, rendant un hommage appuyé à la diaspora et aux résidents pour leur soutien indéfectible dans la réussite de cet événement.

Au-delà de la ferveur religieuse, ce rassemblement a été l’occasion pour les populations de soumettre un cahier de doléances urgentes, axé principalement sur le manque criant d’eau potable, l’absence d’électricité, l’urgence de sécuriser l’école publique par une clôture et un point d’eau, ainsi que la nécessité de poursuivre les travaux de désenclavement de la rive gauche du Pakao.

Face à ce cri du cœur, le maire Abdoulaye Faty a reconnu la légitimité de ces manquements qu’il juge tout à fait prioritaires, tout en apportant des éclairages précis sur les réalités du terrain. Concernant l’école de Katabina, l’édile a rappelé que sa clôture était initialement intégrée au volet social du projet de bitumage de la route Sandiniéry-Saré Yoba, actuellement à l’arrêt, mais que d’autres solutions alternatives discrètes sont en cours d’examen. Pour ce qui est de l’énergie, il s’est voulu rassurant en précisant que Katabina fait partie intégrante du projet d’électrification BEST, à l’image de Madina où les poteaux sont déjà installés.

Le défi de l’eau potable reste cependant plus complexe, le maire ayant révélé qu’une tentative d’adduction depuis Kéracounda s’est heurtée à des contraintes techniques majeures liées au relief montagneux, portant l’estimation des travaux à environ 20 000 000 F CFA, une somme trop lourde pour les finances de la municipalité. Enfin, imputant le blocage des chantiers routiers aux transitions politiques et aux discussions entre le pouvoir central et le FMI, le docteur Faty a clos son intervention par un appel vibrant au dialogue sincère entre éleveurs et agriculteurs à l’aube de l’hivernage, afin d’anticiper tout conflit.

Lang Fils

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