Guinée-Bissau : un général nommé président de la transition

En Guinée-Bissau, les militaires ont pris le pouvoir mercredi (26.11) à la faveur d’un coup d’Etat contre le président Umaro…
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En Guinée-Bissau, les militaires ont pris le pouvoir mercredi (26.11) à la faveur d’un coup d’Etat contre le président Umaro Sissoco Embalo et la suspension du processus électoral, trois jours seulement après les élections présidentielle et législatives, dont les résultats provisoires étaient attendus ce jeudi.

« Je viens d’être investi pour assurer la direction du Haut commandement », a déclaré ce jeudi le général Horta N’Tam, après avoir prêté serment lors d’une cérémonie au siège de l’état-major bissau-guinéen, où la sécurité a été fortement renforcée. Des dizaines de militaires lourdement armés ont été déployés sur place.

Peu après la nomination du général N’Tam, l’armée a aussi annoncé la réouverture des frontières, fermées mercredi. Toutes les frontières sont ouvertes dès maintenant », a déclaré le général Lassana Mansali, inspecteur général des forces armées.

A Bissau, la capitale, les rues étaient quasi-désertes et sous étroite surveillance militaire. L’atmosphère dans le centre-ville ressemblait à celle d’une journée ville morte. Des militaires en faction quadrillent toute la zone autour du palais présidentiel.

La Cédéao condamne le coup d’Etat
La Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a fermement condamné ce putsch, le qualifiant de « menace directe pour la stabilité du pays et de la région ».

Condamnant « sans équivoque le coup d’Etat » la Cédéao « réaffirme sa « tolérance zéro (…) à l’égard des changements anticonstitutionnels de gouvernement ».La Guinée-Bissau déjà connu quatre coups d’Etat et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance en 1974. La proclamation des résultats électoraux a ainsi souvent donné lieu à des mouvements de contestation dans ce pays.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, « suit la situation avec une profonde préoccupation », a souligné son porte-parole, et a exhorté toutes les parties prenantes à « faire preuve de retenue et à respecter l’Etat de droit ».

Lang Fils