FLASH INFO
Le village de Samboung en deuil après le rappel à Dieu de son chef, Mamadou Baldé / Sédhiou : La forêt classée de Diendé en flammes, le secteur hôtelier et l’économie locale durement frappés / Contentieux de la CAN 2025 : Le Sénégal porte le litige devant le Tribunal Arbitral du Sport / Choc énergétique et guerre en Iran : l’économie mondiale au bord de la stagflation / Diaobé plongé dans une spirale d’insécurité : un assaillant arrêté après une violente agression /

Vague de licenciements post-électoraux : Thierno Alassane Sall dénonce un « butin de guerre » politique

Auteur

LangFils

Publié le

8 avril 2025

KERANOS MEDIA

Dakar, Sénégal – L’ancien ministre et député Thierno Alassane Sall a vivement dénoncé lundi, une série de licenciements touchant des centaines de travailleurs du Rassemblement des Travailleurs Sénégalais (RTS) au sein de plusieurs institutions étatiques clés. Selon ses déclarations, ces mesures orchestrées par les nouvelles autorités viseraient à remplacer les employés actuels par des militants du parti au pouvoir.

M. Sall, s’exprimant suite à une rencontre avec les travailleurs concernés, a qualifié cette situation de « pire détournement » de la demande sociale de rationalisation des effectifs. Il a suggéré que le véritable objectif de ces licenciements ne serait autre que de « se partager le Sénégal conçu comme un butin de guerre ». Les institutions citées incluent la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), la Délégation Générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ, DDD, le Fonds National de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP), et le Port Autonome de Dakar (PAD).

Les témoignages recueillis par le député font état d’une « brutalité sauvage » dans la sélection des employés à licencier, ainsi que d’une « violence » dans l’annonce des décisions. Selon le candidat malheureux à la dernière présidentielle, les travailleurs dénoncent une gestion « inique » du processus, marquée par des violations de leurs droits fondamentaux. Ils affirment avoir été placés devant un ultimatum : accepter un licenciement aux conditions imposées, sans possibilité de négociation ni de préavis, ou faire face à un licenciement immédiat sans droits ni compensation financière.

Face à cette situation, M. Sall a souligné les conséquences dramatiques pour les familles concernées : enfants déscolarisés, loyers impayés, et une précarité accrue. Il a rapporté les propos poignants des travailleurs qui se sentent victimes d’une politique de « Dëŋ, dëŋal, dëŋŋalaat » (qui signifie « faim, affamer, affamer encore » en wolof), contrastant avec les discours officiels axés sur le « Jub, jubal, jubbanti » (qui évoque le soulagement et la prospérité).

Espace n°8

Annonceurs : Contactez-nous

S'afficher ici