USA : Des Sénégalais parmi les expulsés de l’administration Trump transférés au Cameroun

YAOUNDÉ – Dans le cadre d’une politique migratoire de plus en plus restrictive, un second groupe d’immigrés africains, dont des…
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YAOUNDÉ – Dans le cadre d’une politique migratoire de plus en plus restrictive, un second groupe d’immigrés africains, dont des ressortissants sénégalais, a été transféré des États-Unis vers le Cameroun le 15 février 2026. Ce mécanisme de « pays tiers », de plus en plus utilisé par Washington, soulève de vives inquiétudes juridiques et humanitaires.

L’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen est devenu, malgré lui, le théâtre d’un nouveau protocole d’expulsion orchestré par l’administration Trump. Huit migrants originaires du Sénégal, de Sierra Leone et d’Éthiopie ont débarqué sur le tarmac camerounais après avoir été évacués du sol américain.

Un exil forcé vers une terre inconnue

Pour ces ressortissants sénégalais, le Cameroun n’est pas une destination de retour, mais un lieu de transit imposé. Selon des sources juridiques proches du dossier, ces individus font partie d’un programme d’externalisation des frontières américaines. Contrairement aux procédures classiques de rapatriement, ces immigrés sont envoyés vers des « pays partenaires » africains, moyennant des accords financiers souvent opaques.

Le « modèle camerounais » sous surveillance

Le Cameroun rejoint ainsi une liste croissante de nations, à l’instar du Rwanda ou de l’Eswatini, acceptant d’accueillir des expulsés non-nationaux. Pour l’administration Trump, l’objectif est double : désengorger les centres de détention américains et contourner les protections judiciaires qui interdisent parfois le renvoi direct des migrants vers leur pays d’origine en cas de risques de persécutions.

Actuellement, environ 17 personnes sont retenues dans un complexe étatique à Yaoundé. Des avocats sur place dénoncent une « zone grise juridique », affirmant que les expulsés subissent des pressions pour signer des documents de « retour volontaire » vers leur véritable patrie, notamment vers Dakar, sous peine de rester détenus indéfiniment en sol camerounais.

Une diplomatie migratoire contestée

Si le gouvernement camerounais n’a pas encore officiellement communiqué sur les termes de cet accord avec Washington, des rapports indiquent que ces transferts s’inscrivent dans une stratégie globale de l’administration américaine visant à décourager l’immigration irrégulière par des mesures d’éloignement radicales vers des tiers.


Lang Fils

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