
L’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar a été le théâtre d’une semaine d’affrontements intenses et de désordre, du mercredi 26 au vendredi 28 novembre. Le mouvement, initié par les étudiants pour exiger le paiement intégral et immédiat de leurs bourses, ainsi que l’amélioration de leurs conditions de vie, a dégénéré en violences, forçant l’administration à suspendre les cours.
Les journées ont été rythmées par des échauffourées incessantes autour et au sein du campus universitaire. L’ambiance électrique a été marquée par des scènes de guérilla urbaine : jets de pierres, érection de barricades de fortune et incendies de pneus, culminant le jeudi par un « concert de casseroles » généralisé dans le campus social.
Les autorités ont procédé à l’interpellation de deux étudiants, rapidement relâchés, mais ces actions n’ont fait qu’attiser la détermination des manifestants. Le bilan des blessés fait état de deux policiers légèrement touchés et d’une étudiante atteinte par un projectile.
Face à l’escalade, et dans un souci de « préserver la sécurité du personnel enseignant et des étudiants », la Faculté de Médecine a annoncé la suspension temporaire de tous les cours jusqu’au 1ᵉʳ décembre. Cette mesure d’urgence reflète la gravité des désordres.
Les tensions ont malheureusement conduit à de sérieux débordements : des restaurants privés ont été saccagés, des véhicules personnels ont subi des dommages, et des tentatives d’incendie de carcasses ont été rapportées au cœur du campus social.
Réagissant à ces actes de vandalisme, le Collectif des Amicales des étudiants a fermement pris ses distances dans un communiqué. Il dénonce ces actions comme étant des « actes isolés et contraires à l’esprit de leur mobilisation pacifique », réaffirmant que la lutte initiale est strictement axée sur la satisfaction des revendications sociales et académiques.






