UCAD : Escalade des tensions sur le campus malgré l’annonce de réouverture des restaurants

La situation demeure extrêmement tendue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ce lundi 9 février 2026. Alors que…
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La situation demeure extrêmement tendue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ce lundi 9 février 2026. Alors que le Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) avait annoncé la veille la réouverture des restaurants universitaires, le campus a de nouveau été le théâtre d’interventions musclées des Forces de défense et de sécurité (FDS).

Un campus sous les gaz lacrymogènes

Déployées officiellement pour « sécuriser les lieux », les FDS ont pénétré à l’intérieur de l’espace universitaire dans un climat de contestation généralisée. Des images montrent l’utilisation massive de gaz lacrymogènes, jusque dans les pavillons. Pris de court, de nombreux étudiants se sont barricadés dans leurs chambres pour échapper aux fumées suffocantes, plongeant le campus dans une atmosphère de panique et de confusion.

En réaction, certains étudiants ont investi les toits des pavillons pour lancer des projectiles vers les forces de l’ordre, lesquelles ont répliqué par de nouveaux tirs de grenades lacrymogènes. Pour l’heure, aucun bilan officiel concernant d’éventuels blessés ou interpellations n’a été communiqué.

Les raisons de la colère : l’impasse sur le « rappel »

Le malaise ne date pas d’aujourd’hui. Les restaurants universitaires sont restés fermés durant trois jours consécutifs, exacerbant une frustration latente. Après des mois de négociations et de promesses non tenues, les étudiants ont décidé de se révolter face au silence du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) concernant la question cruciale du rappel des bourses.

La solidarité estudiantine en rempart

Face à ce que les étudiants qualifient d’abandon de l’État, la résilience s’organise. Les amicales et des personnes de bonne volonté ont mis en place un système d’entraide pour pallier l’absence de service de restauration.

« Nourrir un étudiant, c’est nourrir l’avenir d’un pays » : tel est le mot d’ordre du collectif qui prépare et distribue des repas au sein des cités.

Cette solidarité active rappelle que, sur le campus de Dakar, l’espoir circule désormais de marmite en marmite, loin des décrets administratifs qui se font attendre.

Avec Y. Diop


KERANOS MEDIA

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