Révélations explosives sur le mondial de Pape Thiaw : Les dessous financiers vertigineux qui ont déstabilisé les Lions

Un déballage médiatique sans précédent secoue actuellement le football sénégalais. Bacary Cissé, président de la commission de communication de la…
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Un déballage médiatique sans précédent secoue actuellement le football sénégalais. Bacary Cissé, président de la commission de communication de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), membre du COMEX, a levé le voile sur les coulisses tumultueuses et les exigences financières XXL qui ont rythmé les négociations contractuelles autour de l’ancien sélectionneur national, Pape Thiaw. Entre primes mirobolantes, menaces de boycott et arbitrage au sommet de l’État, ces révélations mettent en lumière un manque de concentration évident du coach, alors en pleine préparation d’échéances cruciales.

Le contrat de la démesure ou la rupture initiale

Au début des négociations, les prétentions financières formulées par Pape Thiaw ont immédiatement jeté un froid et fait capoter les discussions initiales. Le technicien réclamait un salaire mensuel de 50 millions de FCFA, assorti d’une prime de signature s’élevant à 360 millions de FCFA. À cela s’ajoutaient une prime supplémentaire de qualification de 150 millions de FCFA, une enveloppe annuelle de 50 millions de FCFA au titre du droit à l’image, ainsi qu’une revalorisation automatique de ses émoluments à 62,5 millions de FCFA par mois en cas de qualification des Lions en quarts de finale du Mondial.

Le coup de théâtre américain et la surenchère

Alors que la sélection nationale se trouvait en regroupement aux États-Unis pour se concentrer sur ses objectifs sportifs, l’esprit du sélectionneur semblait définitivement ailleurs. Malgré un appel téléphonique direct avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye avant le départ de l’équipe pour les États-Unis, Pape Thiaw est revenu à la charge avec de nouvelles requêtes déconnectées des réalités du terrain. S’il se disait finalement disposé à accepter un salaire mensuel inférieur de 30 millions de FCFA, il exigeait en contrepartie une prime de signature gonflée à 440 millions de FCFA, des primes spéciales de 500 millions de FCFA, et surtout le jackpot suprême d’un milliard de FCFA en cas de victoire finale à la Coupe du monde.

Le bras de fer final et l’ultimatum d’avant-match

La tension et la déconcentration ont atteint leur paroxysme à seulement quelques heures du coup d’envoi de la rencontre amicale face à la Norvège. Plutôt que d’être focalisé sur la mise en place tactique, Pape Thiaw a choisi ce moment critique pour poser un ultimatum, conditionnant sa présence sur le banc de touche à la signature immédiate de son contrat.

Une ultime médiation a permis de sceller un accord de compromis basé sur un salaire net de 30 millions de FCFA par mois et une prime de signature réduite à 120 millions de FCFA, prise en charge par l’État à raison de 30 millions de FCFA par trimestre. Toutefois, le sélectionneur ne s’est pas arrêté là et réclamait en parallèle à la Fédération une prime équivalente à 1 % du prize-money en cas de sacre des Lions, cumulée à une prime exceptionnelle de 180 millions de FCFA étalée sur trois ans.

Ce déballage met en exergue la déconcentration flagrante d’un staff focalisé sur les coulisses financières au détriment du rectangle vert, soulevant de vives interrogations sur la gestion du football d’élite au Sénégal.

Lang Fils

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