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Le président de la République Macky Sall affirme une possibilité de sa candidature à un troisième mandat en 2024 et précise que seuls des facteurs politiques et non pas constitutionnels l’empêcheraient de se présenter.

Il s’en est exprimé dans un entretien accordé au magazine français L’Express et mis en ligne lundi .
Kéranos Média qui a parcouru le site vous propose un extrait de cet entretien.

Candidat à sa propre succession en février 2024 ?

Cette question m’a été posée des dizaines de fois. Dans mon camp, les gens se sont déjà positionnés pour m’investir comme candidat. Je n‘ai pas encore apporté ma réponse. J’ai un agenda, un travail à faire. Le moment venu, je ferai savoir ma position, d’abord à mes partisans, ensuite à la population sénégalaise.

Inquiétude de la société civile et certains partenaires occidentaux…

Sur le plan juridique, le débat est tranché depuis longtemps. J’ai été élu en 2012 pour un mandat de sept ans. En 2016, j’ai proposé le passage au quinquennat et suggéré d’appliquer cette réduction à mon mandat en cours. Avant de soumettre ce choix au référendum, nous avons consulté le Conseil constitutionnel. Ce dernier a estimé que mon premier mandat était intangible et donc qu’il était hors de portée de la réforme. La question juridique est donc réglée. Maintenant, dois-je me porter candidat pour un troisième mandat ou non ? C’est un débat politique, je l’admets.

Fait il du “Ma waxoon waxeet” (Je l’ai dit, je me dédis) comme Abdoulaye Wade en 2012 ?

Je ne me dédis pas. J’ai donné une opinion qui correspondait à ma conviction du moment. Celle-ci peut évoluer et les circonstances peuvent m’amener à changer de position. Nous sommes en politique. Mais pour l’instant, je n’ai pas déclaré ma candidature. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.

NDLR : Dans son autobiographie publiée avant la présidentielle de 2019, Le Sénégal au cœur, il affirmait briguer son”deuxième et dernier mandat”.

Position d’ Emmanuel Macron ?

Je ne vais pas faire état de mes conversations avec le président français devant la presse. Nous avons des discussions sur différents sujets, y compris celui-là. Il est libre d’avoir son opinion, d’exprimer des désirs, de faire part de sa volonté et, même, de prodiguer des conseils. Moi aussi, j’ai un point de vue personnel sur la politique qu’il mène.


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