Le Sénégal de l’ère Sonko, entre audace souverainiste et résilience financière
Auteur
KERANOS MEDIA
Publié le
31 décembre 2025
Un vent de rupture souffle sur les rives de l’Atlantique. Longtemps perçu comme un « élève modèle » mais docile des institutions internationales, le Sénégal change de ton. Sous l’impulsion du Premier ministre Ousmane Sonko, le pays tente un pari audacieux : troquer la dépendance aux prêts extérieurs contre une souveraineté économique assumée.
Dès son arrivée, le tandem Diomaye-Sonko a frappé fort en révélant une « dette cachée » héritée du passé, faisant passer le ratio d’endettement de 74 % à près de 100 % du PIB. Une opération de transparence risquée qui, loin de faire fuir les partenaires, a fini par asseoir la crédibilité du « Projet ».
Un record de confiance : 13 000 milliards de FCFA annoncés

Le coup d’éclat s’est produit lors du Forum « Invest in Senegal ». Malgré un contexte mondial tendu, le gouvernement a réussi à mobiliser des intentions d’investissement record s’élevant à 13 211 milliards de FCFA (environ 23,5 milliards de dollars). Ce succès montre que la « signature Sénégal » reste l’une des plus prisées d’Afrique, portée par une prévision de croissance exceptionnelle de 8,4 % pour 2025, dopée par les premières retombées du pétrole et du gaz.
La méthode Sonko : Renégocier plutôt que subir
La « brillance » de cette gestion réside dans la renégociation de 27 contrats miniers et pétroliers. L’objectif est clair : récupérer chaque franc CFA qui revient de droit au peuple sénégalais. En imposant par exemple une facture fiscale de près de 42 milliards de FCFA (68 millions $) au géant Woodside, le gouvernement a envoyé un signal fort : le Sénégal n’est plus à brader.
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