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L’installation d’une station d’essence sur les berges du fleuve Casamance divise les jeunes des quartiers de Bouna Kane et Bantaguel. Cette situation a créé deux camps opposés. C’est pourquoi, les jeunes du quartier Bouna regroupés au sein du collectif dénommé ” jeunesse consciente de Bouna” sont entrés dans la danse pour récuser le projet. Ainsi, ils rejoignent le camp du “non” qui est pour la démolition de la station. Ce collectif soutient que les conséquences sont entre autres les inondations, la dégradation de l’environnement. Cette division des jeunes a été marquée par d’autres jeunes qui ne voulaient pas que ce collectif fasse sa déclaration contre le projet en voulant les violenter, ce dimanche 26 février 2023.

Mamadou Badio, porte-parole du jour, estime que cette station est un danger aussi bien pour les hommes que pour les animaux. En ce sens, il précise que le collectif regarde l’avenir et non l’immédiat pour préserver l’écosystème pour les générations futures.

À en croire ce dernier, “nous disons “non” à l’installation de cette station d’essence sur les berges du fleuve pour plusieurs raisons. Si ce projet aboutit, les initiatives de revitalisation du fleuve seront lettre morte. Et cela va entraîner encore des inondations occasionnant la dégradation du tissu socio-économique.”

C’est dans cet élan de sauvegarde de l’environnement que se sont réunis jeunes, femmes et personnes du troisième âge au sein de ce collectif pour dire non à ce projet. Au cours de cette déclaration de presse, le collectif a dénoncé les supposés tentatives de corruption du promoteur. D’ailleurs, une femme parmi eux avancent que ” la promesse de 20 emplois est une tromperie puisqu’ il n’y a aucun document administratif signé en ce sens.”

C’est pourquoi le collectif demande la “démolition et la délocalisation du chantier” en le remplaçant par un espace vert.

Dans la foulée, Fodé Dramé habitant du quartier Bouna Kane, de souligner : “nous n’accepterons jamais l’implantation d’une station sur les berges du fleuve. Je précise que j’ai étudié grâce au jardin que ma mère avait sur cette berge. Et s’il y’a des gens qui ont été corrompus par le promoteur qu’ils lui rendent son l’argent…”


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