Le Commissariat Central de Dakar, sous le commandement du commissaire divisionnaire Mamadou Tendeng et avec le concours du commissariat du Point-E, a procédé ce lundi à l’arrestation de 105 individus à la suite des violents affrontements ayant secoué l’Université Cheikh Anta Diop. Selon des sources sécuritaires, l’ensemble des personnes interpellées a été placé en garde à vue à la Sûreté urbaine pour des motifs graves, incluant des actes de vandalisme, la destruction de biens publics et privés, ainsi que des violences et voies de fait envers les forces de sécurité. Le bilan de ces échauffourées fait état de plus de 22 policiers blessés lors des interventions.
L’origine de cette crise remonte au 9 février 2026, date à laquelle la direction du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar a annoncé la réouverture des restaurants après trois jours de fermeture. Si cette mesure visait à rétablir les prestations sociales pour les étudiants, elle s’est accompagnée d’un rappel ferme concernant l’obligation de s’acquitter du paiement des tickets. En réaction directe, le collectif des amicales de l’UCAD a maintenu son mot d’ordre de « Journées Sans Ticket », exigeant une ouverture inconditionnelle des restaurants, ce qui a provoqué une montée immédiate des tensions et nécessité l’intervention des forces de l’ordre.
Les dégradations matérielles enregistrées sur le campus sont considérables, avec notamment l’incendie de deux véhicules sur l’axe du pavillon B et la destruction par le feu d’une moto tricycle ainsi que de plusieurs installations du COUD. Au-delà des dégâts matériels, la situation a pris une tournure tragique avec le décès d’un étudiant et plus d’une centaine de blessés signalés. Malgré la présence policière, le climat demeure particulièrement instable au sein de l’université, les manifestants ayant manifesté la volonté de s’en prendre directement aux locaux de la direction et aux infrastructures de restauration.