En préparation de la première édition du Salon du Livre de Kolda (SALIKO), l’école Moulaye Siranding Baldé de Vélingara a accueilli ce vendredi un atelier départemental d’écriture. Cette initiative vise à préparer la relève littéraire de la région avant le grand rendez-vous prévu les 12, 13 et 14 février 2026.
Porté par le SALIKO en partenariat avec le projet Bibliovélo et l’association Guné de Kolda, cet événement s’est déroulé sous le thème formateur : « Souveraineté littéraire : la contribution des écrivains de Kolda ». La cérémonie d’ouverture a été honorée par la présence de l’Inspecteur de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Vélingara, entouré d’enseignants et de membres du Cercle des écrivains de Kolda.
Une innovation tournée vers la jeunesse
Après Médina Yoro Foula et Kolda, Vélingara marque la troisième et dernière étape de cette caravane de formation. Pour Seydi Sow, coordonnateur général du SALIKO, l’accent mis sur les élèves est une rupture bienvenue avec les formats classiques :
« Habituellement, les salons du livre s’adressent aux adultes et aux professionnels. Cette année, nous avons voulu créer une jonction directe avec la jeunesse, car ils sont l’espoir de notre littérature », a-t-il affirmé.
L’ambition est partagée par Abdourahmane Diallo, président du Cercle des écrivains de Kolda, qui souhaite voir émerger une nouvelle génération de poètes et de conteurs dès le cycle élémentaire et le collège.
Apprendre auprès des maîtres
L’atelier a permis aux jeunes apprenants de s’initier aux techniques fondamentales du conte et de la poésie. Les sessions ont été animées par des figures de proue, notamment Idrissa Sow, dit Gorkoodjo, poète et administrateur des éditions Aminata Sow Fall, également impliqué dans le projet Bibliovélo.
Le message semble être passé avec succès. Mariama Naffisa Ngom, élève en classe de troisième, témoigne : « Grâce à cet atelier, nous sommes désormais confiants dans notre capacité à écrire nos propres œuvres. »
Le rendez-vous est désormais pris pour le 12 février à Kolda, où les talents de demain pourraient bien voler la vedette à leurs aînés.
B C