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Le problème récurrent de la troisième candidature du président Macky Sall préoccupe de plus en plus la France et les États-Unis.
Selon le site Africa Intelligence, Emmanuel Macron aurait directement abordé cette question avec son homologue sénégalais.
En même temps, la question crée des tensions dans les capitales des États membres de la CEDEAO.

Ces dernières semaines, le ministère des Affaires étrangères français a discuté à plusieurs reprises avec le Département d’Etat américain. Bien que Paris pense que Macky Sall pourrait probablement briguer un troisième mandat en 2024, de nombreux signaux indiquent que Washington espère toujours qu’il y renoncera. La diplomatie américaine est encore marquée par les émeutes de mars 2021, consécutives à l’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko, qui a appelé à faire barrage à toute future candidature de Macky Sall.

En outre, une partie de la société civile sénégalaise est en contact avec le National Democratic Institute (NDI), une ONG proche des démocrates américains qui finance et encadre de nombreux acteurs de la vie publique africaine, tels que l’ONG Tournons la page, qui considère la limitation des mandats présidentiels sur le continent comme l’une de ses priorités. L’Africa Center for Strategic Studies (ACSS), un think-tank lié au Pentagone, surveille également de près la situation au Sénégal. Dans une publication datant d’août 2022, il a jugé la perspective d’un troisième mandat pour le président Sall « inconstitutionnelle » et « risquée pour le pays ».

L’opposition mène son combat contre une probable 3ème candidature du Président de la République Macky Sall à la Présidentielle du 25 février 2024. C’est dans cette perspective que le mouvement Les Serviteurs a reçu une délégation de l’opposition conduite par Aminata Touré. «Cette initiative regroupe entre autres Yewwi askan wi, FRAPP, LD Debout, Mimi 2024, Bougane 2024, etc… Le point nodal de la rencontre était la mobilisation pour exiger au Président sortant Macky Sall de renoncer à une hypothétique candidature », a déclaré le président des Serviteurs, Papa Djibril Fall.

Il a ainsi soutenu qu’ils adhèrent au processus et s’engagent à prendre une part active pour le respect du processus électoral. «Au demeurant, cette large plateforme de l’opposition autour de la mobilisation contre une troisième candidature, compte également porter le débat sur les réformes institutionnelles profondes qui stabiliseront le jeu, et pacifier par ricochet l’espace politique », a renseigné le député à l’assemblée nationale.


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