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UCAD : Retour sur une journée de chaos après la fermeture des restaurants universitaires

Auteur

Lang Fils

Publié le

7 février 2026

KERANOS MEDIA

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a traversé une zone de fortes turbulences. Ce qui n’était au départ qu’une contestation syndicale a dégénéré en une confrontation directe et violente entre les étudiants et les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), marquant les esprits par l’intensité des heurts.

Très tôt ce jour-là, les étudiants avaient érigé des barricades sur la Corniche Ouest, bloquant totalement la circulation. Des pneus brûlés et des pierres jonchaient l’asphalte, rendant l’axe impraticable. Face à eux, les FDS avaient tenté de reprendre le contrôle de la zone, donnant lieu à un face-à-face explosif. Les usagers de la route, pris de court, s’étaient retrouvés piégés dans des embouteillages monstres pendant que les projectiles fusaient.

L’origine de cette flambée de violence résidait dans la décision du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) de fermer immédiatement tous les restaurants universitaires. Cette mesure drastique répondait au lancement des « Journées Sans Tickets » (JST) par les étudiants.

Le directeur du COUD, le Dr Ndéné Mbodji, avait alors dénoncé des actes de « sabotage » et de « forfaiture », affirmant que ces pratiques compromettaient gravement les investissements réalisés pour améliorer la qualité du service. Suivant les instructions du ministère de l’Enseignement supérieur, il avait martelé qu’aucune tolérance ne serait accordée face aux JST.

Pour le Collectif des amicales de l’UCAD, cette fermeture, perçue comme un ordre direct du ministre Daouda Ngom, représentait une provocation majeure. En pleine période d’examens, les représentants étudiants avaient fustigé une décision qui mettait en péril la survie même des apprenants.

En représailles, les étudiants avaient décrété la cessation des activités administratives du COUD, avertissant que « l’intimidation ne passerait pas ». Ce conflit a durablement marqué le climat social de l’université, illustrant la rupture profonde du dialogue entre la base estudiantine et les autorités de l’époque.


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