Le village de Parasel, situé dans la commune de Mbadakhoune, est plongé dans le deuil et la colère. Suite à une collision d’une rare violence survenue vendredi soir, ayant entraîné le décès de cinq personnes, les habitants ont manifesté leur exaspération pour exiger des mesures de sécurité immédiates.
L’insécurité routière a de nouveau frappé la commune de Mbadakhoune. Vendredi dernier, aux environs de 22 heures, un accident impliquant un véhicule de transport dit « Cheikhou Chérif » et un tricycle (Tiak-Tiak) a viré au drame. Le bilan initial de quatre morts s’est malheureusement alourdi, une cinquième victime ayant succombé à ses blessures peu après le choc. Six autres blessés sont actuellement pris en charge par les services de secours.
Face à cette nouvelle tragédie, les habitants de Parasel et des localités environnantes ont décidé de transformer leur douleur en action de protestation. Dès les premières heures suivant l’accident, la route a été barricadée. Des pneus ont été enflammés, obstruant la circulation pour marquer le mécontentement général face à ce que les riverains qualifient d’« axe de la mort ».
La revendication des manifestants est claire et unique : l’installation immédiate de ralentisseurs. Pour les populations locales, l’absence de dispositifs de réduction de vitesse sur cette portion de route expose quotidiennement les usagers et les riverains à des risques mortels.
Ce drame remet une nouvelle fois en question la sécurité des transports de proximité, notamment la cohabitation entre les véhicules de gros gabarit et les tricycles, particulièrement vulnérables sur ces axes à grande vitesse. Pour l’heure, les populations attendent un signal fort des autorités administratives et des services des infrastructures routières pour libérer définitivement le passage.