Dans un contexte de tensions paroxystiques entre l’État hébreu et la République islamique d’Iran, le Général Muhoozi Kainerugaba, Chef des Forces de Défense (CDF) de l’Ouganda, a franchi une nouvelle étape dans sa communication diplomatique. À travers une série de publications sur le réseau social X, le haut gradé a mêlé nostalgie personnelle et menaces stratégiques explicites, provoquant une onde de choc dans les chancelleries internationales.
Une diplomatie du « souvenir » et du canon
Le général a récemment partagé un cliché vieux de 17 ans le montrant aux côtés d’une soldate de l’armée israélienne (IDF). Si le ton se voulait d’abord anecdotique — « Une vieille photo. Une belle soldate de l’IDF essayant de m’apprendre à tirer. C’était il y a 17 ans. Bien sûr, j’ai fini par lui montrer comment on fait » — le message de clôture, « Que Dieu bénisse l’Ouganda et Israël », souligne une alliance idéologique profonde.
La menace d’une intervention ougandaise
Plus tôt cette semaine, les déclarations du « General First Son » ont pris une tournure nettement plus belliqueuse. Face à l’évolution du conflit irano-israélien en ce mois de mars 2026, Muhoozi Kainerugaba n’a pas hésité à évoquer une implication militaire directe de l’Ouganda :
« Je l’ai déjà dit et je le répète : l’Ouganda interviendra militairement aux côtés d’Israël si sa survie est menacée. Nos forces sont prêtes à agir pour défendre nos alliés contre toute agression extérieure. »
Cette déclaration sur une potentielle « invasion » ou projection de forces ougandaises au Moyen-Orient marque une rupture historique avec la posture de non-alignement traditionnellement prônée par l’Union Africaine. Elle intervient alors que le général a également évoqué la capacité de ses troupes à mener des opérations de grande envergure, allant jusqu’à mentionner des cibles stratégiques en Iran dans des publications ultérieures.