À quelques jours de la célébration de la Tabaski, l’affluence habituelle tarde à se faire sentir dans les foirails du département de Vélingara. Malgré la disponibilité des moutons, les vendeurs peinent à attirer les acheteurs, dans un contexte marqué par des difficultés économiques persistantes.
Une offre abondante malgré le contexte régional
Contrairement aux craintes liées à la crise sécuritaire au Mali — principal pays fournisseur du Sénégal —, aucune pénurie n’est signalée dans cette partie du Fouladou. Dans les foirails de Vélingara, Diaobé-Kabendou et Manda, les animaux sont présents en grand nombre. Selon les responsables, les prix affichés sont variés et adaptés à toutes les bourses.
« Nous attendons toujours les clients qui tardent à venir. Peut-être que cela est lié au manque d’argent et à la conjoncture économique difficile. En tout cas, les moutons sont disponibles pour tous les budgets », confie Arouna Diallo, l’un des responsables du foirail de Vélingara.
Ce dernier s’est toutefois félicité des mesures prises par les autorités municipales pour améliorer leurs conditions de travail : « Nous disposons de l’eau, de l’électricité et d’un espace adéquat pour vendre », souligne-t-il.
Le coût de l’aliment de bétail et la sécurité en question
Les vendeurs déplorent néanmoins la hausse du coût de l’aliment de bétail. Selon eux, le sac de granulés est passé de 9 000 à 11 000 francs CFA, tandis que le sac de foin se vend désormais à 6 000 francs CFA.
Par ailleurs, les commerçants interpellent l’État sur les questions de sécurité, notamment au niveau du foirail de Diaobé-Kabendou :
- Sécurité des biens et des personnes : Une vigilance accrue est réclamée face aux risques de vol.
- Anarchie routière : « À Diaobé-Kabendou, certaines personnes occupent la chaussée, ce qui constitue un véritable danger », alertent les professionnels.
Des acheteurs sur la réserve
Du côté des clients rencontrés sur place, le son de cloche est différent. Beaucoup dénoncent la cherté des moutons, à l’heure où le pouvoir d’achat reste fortement affecté par l’inflation.
En attendant le coup de rush des derniers jours précédant la fête, les éleveurs gardent espoir et s’en remettent à Dieu pour écouler leurs bêtes à temps.
Par B.C. / Kéranos