Dans une déclaration fracassante publiée ce 18 mars 2026, l’icône mondiale du football et ancien président libérien, George Manneh Weah, s’est insurgé contre la décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) de retirer le titre de la CAN 2025 au Sénégal au profit du Maroc. Invoquant les Lois du Jeu et l’intégrité du sport, le Ballon d’Or 1995 appelle le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à briser ce qu’il qualifie de « mascarade » administrative.
Le monde du football africain est en ébullition. Alors que le litige entourant la finale entre le Sénégal et le Maroc continue de faire rage, George Weah sort de sa réserve pour défendre la souveraineté de l’arbitre sur le rectangle vert. Pour l’ancien attaquant vedette, la décision de la commission disciplinaire de la CAF de modifier l’issue d’une rencontre terminée est un précédent dangereux qui menace les fondements mêmes de la discipline.
Selon Weah, puisque l’arbitre a mené la rencontre à son terme (prolongations incluses) et a consigné dans son rapport une « interruption » et non un « forfait », aucune instance administrative ne peut légalement annuler le résultat acquis sur le terrain. « C’est une pente glissante », prévient-il, craignant que les officiels de comité ne finissent par remplacer les arbitres pour juger des hors-jeux ou des penaltys après le coup de sifflet final.
Outre l’aspect technique, la légende africaine a tenu à démentir fermement les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux lui prêtant un soutien à la décision de la CAF.
Retrouvez ci-dessous l’intégralité de sa déclaration officielle :
DÉCLARATION SUR LA DÉCISION DE LA CAF DE RETIRER LA CAN 2025 AU SÉNÉGAL AU PROFIT DU MAROC
18 mars 2026
Dans le football, les Lois du Jeu sont limpides : l’arbitre sur le terrain est l’autorité finale pour toute décision prise durant le match. Une fois que le jeu a repris et que la rencontre est menée à son terme, le résultat obtenu sur le terrain doit être maintenu.
Selon les règlements applicables de la Confédération Africaine de Football (CAF), les officiels de match détiennent la pleine autorité durant la partie. Ces règlements sont en parfaite conformité avec les Lois du Jeu de la FIFA, qui stipulent :
« L’arbitre a toute autorité pour faire respecter les Lois du Jeu dans le cadre du match pour lequel il a été nommé, et ses décisions sur les faits liés au jeu sont définitives. » — Loi 5, Lois du Jeu.
Dans le cas présent de la finale de la CAN entre le Sénégal et le Maroc, l’arbitre a autorisé la poursuite du match après l’arrêt de jeu du Sénégal. La rencontre s’est achevée normalement, prolongations incluses, avec un résultat acquis sur l’aire de jeu. De plus, dans son rapport d’après-match, l’arbitre a noté une interruption de séance et non un forfait, préconisant des sanctions appropriées pour les infractions constatées, mais sans remettre en cause l’issue du match.
Pour cette raison, la décision ultérieure du comité de la CAF, prise après la conclusion de la rencontre, ne saurait outrepasser l’autorité exercée par l’arbitre conformément à la Loi 5. Le football doit se décider sur la pelouse, et non être redécidé après le coup de sifflet final.
Il n’existe aucune justification sportive pour annuler un match terminé sous l’autorité de l’arbitre. Autrement, le « beau jeu » s’engagera sur une pente dangereuse où les officiels de salon, et non de terrain, statueront a posteriori sur des penalties, des hors-jeux ou des cartons rouges. Où cela s’arrêtera-t-il ?
Cette décision entache et dégrade davantage le football africain, sapant la confiance dans l’équité, la cohérence et l’intégrité du sport sur notre continent. J’appelle le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) et les autres autorités compétentes à agir de manière décisive afin que cette parodie de justice ne perdure pas.
Enfin, je tiens à clarifier que les publications circulant sur les réseaux sociaux prétendant que je soutiens la décision du Comité Disciplinaire de la CAF contre le Sénégal sont totalement fausses. Tous ceux qui utilisent mon image pour diffuser de tels propos fallacieux sont priés de s’en abstenir immédiatement.
George Manneh Weah, Sr. Ballon d’Or (1995) Triple Joueur Africain de l’Année (1989, 1994, 1995)