SÉCKOUNAYA (Simbandi Brassou), 17 septembre 2026 – Le réveil a été brutal ce jeudi matin à Séckounaya. Le petit village, situé dans la commune de Simbandi Brassou, est plongé dans un profond deuil. Sept de ses jeunes fils sont morts noyés dans les eaux de l’Atlantique alors qu’ils tentaient de rallier l’Europe par voie clandestine.
Selon les informations recueillies, ces jeunes migrants avaient quitté Séckounaya le troisième jour de la Tabaski. Comme des milliers de jeunes africains, ils caressaient le rêve d’un eldorado de l’autre côté de l’océan, ignorant qu’ils allaient à la rencontre d’une tragique fin.
Quatre mois d’angoisse et de silence
Depuis leur départ, c’était le silence radio : plus de quatre mois sans aucune nouvelle. Leurs parents, désemparés, les recherchaient activement tout en gardant un mince espoir de les retrouver. C’est finalement ce jeudi 17 septembre que la terrible nouvelle de leur disparition en mer est tombée, plongeant l’ensemble de la communauté dans la consternation.
Ce drame illustre une fois de plus le fléau persistant de l’émigration clandestine qui continue de saigner la région de la Casamance.
Une tragédie partagée
En effet, ces sept jeunes de Séckounaya n’étaient pas seuls à bord. D’autres originaires de la région ont connu le même sort funeste, notamment des jeunes issus du village de Lamel (commune de Baghère) et du village de Kitim (commune de Niagha). Tous avaient pris place dans la même embarcation de fortune.
Aujourd’hui, Séckounaya pleure ses enfants et c’est tout Simbandi Brassou qui s’associe à cette douleur.
La rédaction de RFK s’associe à cette douleur et présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées. Que Dieu les accueille en Son Paradis.
Adama Sonko

