Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a reçu jeudi la quinzaine d’organisations patronales du pays. Objectif affiché : rassurer un secteur privé à bout de souffle, plombé par une dette publique qui frôle les 2 000 milliards de FCFA.
Diriger un pays très endetté tout en gardant la confiance des entreprises, c’est tout l’exercice d’équilibriste du chef du gouvernement. Face à lui, des patrons excédés par le manque de dialogue sur la réforme du code douanier et fiscal.
« C’est le premier contact direct entre le Premier ministre et le secteur privé dans son ensemble », note Mbanick Diop, président du Medes (Mouvement des entreprises du Sénégal). Une rencontre trimestrielle a été promise.
Sur la dette, estimée à 1 500 milliards de FCFA par Matignon, 300 milliards seront débloqués d’ici fin décembre. Baïdy Agne, patron du CNP (Conseil national du patronat du Sénégal), salue une bonne nouvelle, sous réserve du feu vert du FMI (Fonds monétaire international) pour son prêt de 2,2 milliards de dollars.
Rendez-vous est pris lors du prochain conseil présidentiel de l’investissement. À l’État de tenir parole, cette fois.

