La nuit du vendredi 28 au samedi 29 août a été longue à Niamey. Tirs nourris, explosions, colonnes de fumée près de l’aéroport et du palais présidentiel : la capitale nigérienne a vécu une mutinerie qui s’est finalement éteinte en début de soirée, selon des informations de RFI.
Tout est parti de la base 101, collée à l’aéroport international, où sont installés les partenaires russes d’Africa Corps et l’état-major de la force de l’Alliance des États du Sahel. Des militaires en rupture avec leur hiérarchie y ont pris position dans la nuit, avant de tenter, selon plusieurs sources, de forcer l’entrée du palais présidentiel. La garde d’Abdourahamane Tiani a repoussé l’assaut.
La télévision nationale a coupé ses programmes plus d’une heure ce matin. Le régime a appelé la population « à garder son calme », écartant l’hypothèse d’un putsch au profit d’un mouvement d’humeur de soldats. Des pourparlers ont permis à une partie des mutins de rendre les armes, les autres ayant été neutralisés par l’armée loyaliste qui a repris la base 101.
Ce soir, l’aéroport fonctionne à nouveau normalement, mais aucun bilan officiel des violences n’a encore été communiqué par la junte.