L’arachide, ce sont des familles entières qui en vivent, du Sine à la Casamance en passant par Kolda et Tambacounda. Ce lundi 17 août à Dakar, le ministre de l’Industrie Serigne Guèye Diop a présidé un atelier décisif : le lancement du Conseil national de l’Industrialisation (CNI) et le début des travaux sur le tout premier Contrat-Programme dédié à l’arachide et aux oléagineux.
Derrière ces sigles administratifs, une ambition claire. Depuis des années, la filière traîne les mêmes maux : collecte chaotique, huileries à bout de souffle, transformation locale famélique, et un pays qui continue d’importer massivement de l’huile végétale alors qu’il produit lui-même de l’arachide. Le Contrat-Programme, censé s’inscrire dans la Politique industrielle Sénégal 2050, doit justement s’attaquer à ces blocages qui plombent le secteur depuis trop longtemps.
L’État veut faire de l’arachide un vrai levier industriel, pas juste une matière première exportée brute. Producteurs, industriels, banques, partenaires techniques, tout le monde est appelé autour de la table pour construire des engagements précis, datés, suivis dans le temps. Une méthode qui tranche avec les habitudes du secteur.
Reste à voir si, cette fois, les paysans de Casamance et d’ailleurs verront enfin la couleur de cette transformation tant promise