Ce lundi 17 août, les députés ont dit oui, et massivement. 133 voix pour, 2 contre seulement. L’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi n°33/2026 qui touche à l’article 37 de la Constitution. Un texte suivi de près par la diaspora casamançaise, toujours attentive à ce qui se joue à Dakar sur la question de la transparence.
Concrètement, qu’est-ce qui change. D’abord, le chef de l’État devra désormais déclarer son patrimoine deux fois : à son arrivée au Palais, puis à la fin de son mandat. Fini la déclaration unique. Ensuite, le Premier ministre et le Président de l’Assemblée nationale entrent dans la danse, eux aussi soumis à cette obligation de publicité. Et surtout, tout candidat à la présidentielle devra joindre sa déclaration de patrimoine à son dossier, sous peine de voir sa candidature purement et simplement rejetée.
Mais surprise, ce texte pourtant voté ne s’appliquera pas tout de suite. Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, l’a annoncé sans détour : le Président Bassirou Diomaye Faye a choisi de renvoyer cette réforme devant le peuple, par référendum, comme le permet l’article 103. Raison avancée par le gouvernement : ne pas fragmenter les chantiers institutionnels, mais les regrouper dans une réforme constitutionnelle d’ensemble, histoire de donner à ces nouvelles règles une assise solide et durable.