Kolibantang, 6 septembre 2026Planter pour les générations futures. C’est le message fort qui a réuni ce dimanche à Kéracounda l’Interprofession Cajou du Sénégal ICAS et la Mairie de Kolibantang à l’occasion d’une journée de reboisement.

Kéracounda au cœur d’un programme national
Dès 9h, les honneurs ont été rendus chez le chef de village, Arfang Fakéba Konté. La délégation officielle était conduite par M. Boubacar Konta, Président de l’ICAS, M. Abdoulaye Faty, Maire de Kolibantang, et le Sergent-chef Ngom de la brigade des Eaux et Forêts de Karantaba.

Cap ensuite sur le champ école de M. Doudou Dabo, Directeur de l’école élémentaire de Koubony. Parmi les 1000 pieds apportés, l’acte symbolique a démarré avec la mise en terre de plus de 40 pieds d’anacardiers par les autorités, les producteurs et les populations.

« L’anacardier, un arbre d’avenir et de richesse »
L’émotion était palpable chez les bénéficiaires.
Amadou Bouyé N’Diaye, Président du collectif des chefs de village, résume : « Planter un arbre, c’est préparer l’avenir de nos enfants. »

Pour le bénéficiaire du site, M. Doudou Dabo, ce projet tombe à point nommé : « J’ai compris l’importance de l’anacardier. Il nourrit, il donne du revenu et il protège nos terres. C’est pourquoi j’ai lancé ma plantation. »

Côté technique, le Sergent-chef Ngom a tiré la sonnette d’alarme : « Planter c’est bien. Mais sauver un arbre, c’est l’entretenir. Sans suivi, tout cet effort sera vain. »

200 hectares par commune : l’ambition de l’ICAS
À l’initiative de la journée, M. Boubacar Konta a décliné la vision de l’ICAS qui regroupe producteurs, exportateurs et transformateurs.

Objectif du programme national lancé à Bignarabé : reboiser 200 hectares d’anacardiers dans chaque commune du Sénégal.

Il a rappelé les chiffres qui parlent : 35 milliards FCFA d’exportations pour la seule région de Sédhiou, sur 120 milliards FCFA au niveau national.

« Avec les agropoles que l’État installe, la filière cajou peut fixer nos jeunes. On peut réussir au pays. Même dans la diaspora, beaucoup vivent de l’agriculture », a-t-il martelé.

La mairie garante du suivi
Très engagé, le Maire Abdoulaye Faty a remercié l’ICAS pour le choix de Kolibantang et Kéracounda pour son hospitalité.

« Mon rôle est d’être le porteur de voix des 26 villages. Je lance un appel à M. Dabo : fais de ce champ un modèle de réussite. Et que ce matériel profite à tous, sans distinction », a-t-il déclaré.

La cérémonie s’est achevée par des prières pour la paix, la pluie et un Kolibantang émergent.

Modou Kébé Solly