Présidentielle en Colombie : Victoire historique d’Abelardo de la Espriella, figure de l’ultradroite pro-Trump

BARRANQUILLA — À l’issue d’un scrutin présidentiel marqué par une polarisation extrême, la Colombie bascule à droite. Le second tour…
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BARRANQUILLA — À l’issue d’un scrutin présidentiel marqué par une polarisation extrême, la Colombie bascule à droite. Le second tour de l’élection présidentielle, qui s’est tenu le dimanche 21 juin 2026, a vu la victoire d’Abelardo de la Espriella, un avocat et homme d’affaires de 47 ans, largement soutenu par l’ancien président américain Donald Trump. Avec cette élection, la Colombie rejoint la dynamique conservatrice qui touche déjà plusieurs pays de la région, à l’instar de l’Argentine, du Chili et de l’Équateur.

Un scrutin sur le fil du rasoir et contesté

Selon les premiers résultats préliminaires officiels, le candidat d’ultradroite l’emporte d’une courte tête avec 49,70 % des suffrages, contre 48,70 % pour son rival de gauche, le philosophe et sénateur Ivan Cepeda. Cet écart infime d’un point a immédiatement poussé l’opposition à la prudence : M. Cepeda a annoncé qu’il attendrait le dépouillement final, prévu sur plusieurs jours, et qu’il entendait contester les résultats de près de 33 000 bureaux de vote avant de reconnaître officiellement le verdict des urnes.

La promesse d’un virage sécuritaire radical

Surnommé « le tigre », Abelardo de la Espriella succédera le 7 août prochain à Gustavo Petro, dont le mandat unique s’achève dans un climat de forte résurgence des violences liées au narcotrafic. S’inscrivant dans la lignée idéologique du Salvadorien Nayib Bukele ou de l’Argentin Javier Milei, le président élu a promis une politique de tolérance zéro :

  • Infrastructures judiciaires : Construction de méga prisons de haute sécurité.
  • Lutte contre les cartels : Bombardements ciblés des camps de narcotrafiquants avec l’appui technique et militaire des États-Unis et d’Israël.
  • Réforme structurelle : Réduction drastique de 40 % de l’appareil d’État, libéralisation du port d’armes et relance de la fracturation hydraulique (fracking).

Réactions internationales et tensions intérieures

L’annonce des résultats a immédiatement fait réagir Washington. Sur les réseaux sociaux, Donald Trump s’est félicité d’une victoire éclatante, tandis que le secrétaire d’État Marco Rubio a d’ores et déjà évoqué un renforcement de la coopération bilatérale sur les questions de sécurité et de contrôle des flux migratoires.

Sur le plan intérieur, la tension reste vive. Des manifestations spontanées et des heurts violents avec les forces de l’ordre ont éclaté dimanche soir à Cali et dans la capitale, Bogota, illustrant le défi majeur de réconciliation qui attend le nouveau chef de l’État dans un pays profondément divisé.

Lang Fils

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