Universités chinoises: pourquoi les Africains y courent

Les portes des universités américaines se ferment. Les visas deviennent compliqués, les frais d’inscription explosent, la politique migratoire se durcit.…
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Les portes des universités américaines se ferment. Les visas deviennent compliqués, les frais d’inscription explosent, la politique migratoire se durcit. Pendant ce temps, la Chine déploie le tapis rouge aux étudiants africains. Pas seulement pour les accueillir. Pour tisser une influence durable auprès de la jeunesse du continent.

Le constat est simple : les bourses chinoises pleuvent sur l’Afrique. Les universités de Pékin, Shanghai, Xiamen ont monté en gamme depuis dix ans. Les diplômes y valent désormais quelque chose. Et puis il y a le reste. Les visas s’obtiennent facilement. Les frais de scolarité coûtent quatre fois moins cher qu’aux États-Unis. Même logement, même nourriture, c’est économe. Pour un jeune sénégalais, malien ou congolais sans moyens massifs, c’est l’alternative qui cristallise les espoirs.

Pékin connaît la musique. Chaque étudiant africain diplômé devient un ambassador de facto. Il revient au pays parlant le mandarin, ayant des contacts en Chine, des liens commerciaux possibles. Il racontera à sa famille, ses amis, ses futurs collègues. C’est ça, le soft power. Pas la propagande bruyante. Juste l’éducation, l’accessibilité, l’amitié patiemment construite sur vingt ans. Les universités chinoises accueillent désormais plus de 200 000 étudiants africains par an.

Pendant que Washington se replie, Pékin avance. Pas spectaculairement. Plutôt méticuleusement.

KERANOS MEDIA

Admin

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