Face à la fronde inédite orchestrée par l’UEFA et ses puissants alliés, Gianni Infantino a été contraint de faire machine arrière. Le président de la FIFA a officiellement renoncé à son projet très controversé, FIFA Forward Enterprise (FFE), qui prévoyait l’ouverture du capital des filiales commerciales de l’instance — incluant la gestion des droits de la Coupe du Monde — à des investisseurs financiers privés.
Une contestation d’une ampleur inédite
L’initiative, jugée opaque par ses détracteurs, a suscité une levée de boucliers au sein du football européen et mondial. L’UEFA a rapidement haussé le ton en brandissant une menace ultime : le boycott pur et simple des compétitions organisées par la FIFA, Coupe du Monde en tête. Cette alliance des fédérations européennes a paralysé la gouvernance de la FIFA, isolant de fait son président.
Démission en interne et crise de confiance
La crise s’est également déplacée sur le terrain politique interne avec la démission retentissante de Carlos Cordeiro, conseiller principal de Gianni Infantino, qui a publiquement désavoué la stratégie commerciale du président.
Malgré l’abandon officiel du projet FFE, la tempête est loin d’être apaisée. Estimant le lien de confiance définitivement rompu, l’UEFA a adressé une mise en demeure à la FIFA pour exiger la conservation de l’ensemble des documents administratifs liés au dossier, tout en évaluant de futures actions judiciaires ou procédures d’arbitrage.
Réunion de crise
Gianni Infantino, a convoqué ce mercredi 5 août 2026 une réunion de crise au bureau africain de l’instance à Salé / Rabat, au Maroc. L’objectif principal de ce rassemblement d’urgence avec les membres du conseil d’administration et les hauts dirigeants de la FIFA est de stopper la fronde interne et de consolider sa position à la tête du football mondial.