Sédhiou : un nouveau souffle pour l’éducation inclusive et l’équité sociale des enfants hors système

Réunis en Comité régional de développement (CRD) consacré à l’inclusion sociale et éducative, les autorités administratives, l’Inspection d’académie, l’UNICEF et…
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Réunis en Comité régional de développement (CRD) consacré à l’inclusion sociale et éducative, les autorités administratives, l’Inspection d’académie, l’UNICEF et les responsables des centres de formation professionnelle de Sédhiou ont validé une feuille de route commune pour offrir une seconde chance aux jeunes hors du système scolaire, avec à la clé des emplois, des formations qualifiantes et un accompagnement des daaras. Le projet « Inclusion scolaire et équité sociale » est une initiative stratégique appuyée par l’UNICEF et financée avec le concours de la coopération espagnole (NatCom), destinée à réintégrer les enfants vulnérables, moderniser les daaras et booster la formation professionnelle.

C’est un engagement fort en faveur de la justice sociale et de l’accès universel à l’éducation qui s’est concrétisé à Sédhiou. Face aux enjeux du décrochage scolaire et de la précarité éducative dans la région, les autorités administratives, les structures territoriales et les partenaires techniques se sont accordés sur la nécessité d’une gouvernance intégrée. Le nouveau comité régional aura pour mission d’assurer la coordination, le suivi rigoureux et la mise en œuvre harmonieuse de ce projet clé sur l’ensemble du territoire régional.

Prenant la parole lors de cette rencontre, le chargé d’éducation et de protection de l’enfant au bureau de zone de l’UNICEF à Kolda, El Hadji Sadi Ndiaye, a précisé les orientations de cette intervention structurante : « C’est un projet du nom d’Inclusion scolaire et équité sociale qui vise à donner une seconde chance aux enfants de 6 à 18 ans qui sont hors de l’école ou en situation de décrochage scolaire à travers les classes passerelles. Le projet vise aussi à accompagner les efforts de l’État dans la modernisation des daras et l’employabilité des jeunes. »

S’inscrivant en droite ligne des priorités nationales relatives aux jeunes sans emploi, sans école et sans formation, le programme repose sur trois piliers indissociables : le déploiement des classes passerelles, un dispositif de rattrapage intensif permettant aux enfants âgés de 6 à 18 ans, déscolarisés ou non scolarisés, de réintégrer le circuit éducatif d’État ; l’éducation inclusive et la modernisation des daaras, via un accompagnement renforcé des enfants en situation de handicap et un appui ciblé aux foyers d’enseignement traditionnel coranique ; enfin, l’autonomisation et la formation professionnelle, avec la création d’opportunités d’insertion et d’Activités Génératrices de Revenus (AGR) pour garantir l’autonomie économique des jeunes vulnérables.

Du côté des autorités éducatives, l’accent est mis sur l’ancrage territorial et la durabilité des actions. L’Inspecteur d’académie (IA) de Sédhiou, Cheikh Yaba Diop, a souligné que l’engagement des collectivités territoriales constitue le critère déterminant pour l’éligibilité des communes bénéficiaires. Parmi les recommendations phares issues des travaux du CRD figurent l’implication directe des édiles locaux par la signature de partenariats engageant activement les maires et les communautés territoriales dans la prise en charge des moniteurs et des infrastructures, la territorialisation des concertations par la tenue prochaine de Comités départementaux de développement (CDD) et de fora communaux afin d’asseoir une appropriation citoyenne au plus près des populations, ainsi que la synergie avec la formation professionnelle grâce à l’intégration des Centres de formation professionnelle (CFP) et des structures d’apprentissage local dès la phase de planification pour offrir des débouchés concrets aux apprenants des classes passerelles et des daaras. En mobilisant l’ensemble des leviers administratifs et communautaires, Sédhiou entend transformer le paysage éducatif régional et offrir une seconde chance à des centaines de jeunes jusqu’ici laissés en marge du système éducatif.

Par Kounta Daffé

Lang Fils

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