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Guinée : décès en détention du commandant Aboubacar « Toumba » Diakité

Auteur

Lang Fils

Publié le

27 mars 2026

KERANOS MEDIA

Le commandant Aboubacar Sidiki Diakité, plus connu sous le surnom de « Toumba », est décédé à l’âge de 58 ans dans la nuit de mardi à mercredi. Selon un communiqué de l’administration pénitentiaire consulté par RFI, l’ancien aide de camp purgeait sa peine à la maison d’arrêt de Coyah, près de Conakry, avant que des complications médicales ne l’emportent.

Hospitalisé depuis le 23 mars à l’hôpital militaire du camp Samory Touré — siège de l’état-major général des armées — suite à un malaise, le commandant n’a pas survécu malgré l’intervention d’une équipe médicale qualifiée. Un rapport médical daté du 4 mars, établi par des spécialistes de l’hôpital national Ignace Deen, avait déjà alerté sur plusieurs pathologies chroniques. Selon ses médecins traitants, le décès est consécutif à une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée.

Peu avant l’annonce officielle, sa famille, inquiète de ne plus avoir de nouvelles depuis son hospitalisation, avait exigé une « preuve de vie » dans un communiqué public.

Le destin de Toumba Diakité restera indissociable de celui du capitaine Moussa Dadis Camara. Figure influente du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), Diakité devient l’aide de camp de Dadis après le coup d’État de décembre 2008.

Sa trajectoire bascule lors du massacre du 28 septembre 2009 dans un stade de Conakry, où il est accusé d’avoir joué un rôle central. Le 3 décembre de la même année, craignant que le chef de la junte ne lui impute la responsabilité exclusive du massacre, Toumba ouvre le feu sur Dadis Camara, le blessant grièvement. Cet événement précipite la chute du régime et marque le début d’une cavale entre Bamako et Dakar.

Une condamnation historique

Finalement arrêté et extradé vers la Guinée, il a fait face à la justice lors du procès historique du massacre de 2009. En 2024, le commandant avait été condamné à dix ans de prison ferme pour crimes contre l’humanité, une peine qu’il purgeait au moment de son décès.


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