GOUDOMP, Balantacounda – La journée du 09 septembre 1997 restera à jamais gravée dans l’histoire de Djibanar, un village du Balantacounda dans le département de Goudomp.
Ce jour-là, une fête de jeunesse a viré au drame.

Une soirée dansante endeuillée


C’était une soirée comme les autres au foyer des jeunes de Djibanar. La jeunesse du village s’était réunie pour danser, rire et communier.
Aux environs de 23h, des hommes armés ont fait irruption dans la salle et ont ouvert le feu à bout portant sur la foule.

Un bilan tragique


Le bilan est lourd : 09 morts et une quinzaine de blessés.
Parmi les victimes, des filles et des garçons, dont certains portaient l’espoir d’un avenir prometteur pour le village.

Selon le chef de village de Djibanar, cette tragédie est restée longtemps dans le silence médiatique. « Jusqu’à ce jour, aucune radio ni télévision n’a véritablement parlé de ce massacre », déplore-t-il.

Des traces et des questions sans réponse
Plus de 28 ans après, les actes de barbarie de cette nuit ont laissé des cicatrices profondes.
Le foyer des jeunes a été démoli pour des raisons traditionnelles. Les tombes des disparus sont devenues des lieux de recueillement, presque mythiques pour les nouvelles générations.

Aucune lumière judiciaire n’a été faite sur cette affaire.

Un devoir de mémoire


Chaque année, le 09 septembre, la population de Djibanar commémore ses morts.
Cette tragédie est aujourd’hui versée dans la longue colonne du conflit casamancais, comme un rappel douloureux du prix payé par les civils.

_Que leurs âmes reposent en paix.

Y Kandé