Face à une recrudescence alarmante des actes de violence, la Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL) a pris la décision radicale de suspendre, à titre conservatoire et jusqu’à nouvel ordre, l’ensemble des face-à-face et des séances d’open-press. Cette mesure d’urgence répond à une dégradation profonde du climat sécuritaire qui entoure désormais les manifestations de lutte, où les incidents regrettables se multiplient. L’instance dirigeante, qui suit avec une attention soutenue l’évolution de cette instabilité, déplore des troubles à l’ordre public de plus en plus fréquents mettant directement en péril l’intégrité physique des lutteurs, de leurs encadreurs et des spectateurs.
La gravité de la situation est illustrée par la montée des agressions physiques lors des événements promotionnels, dont le cas du lutteur Petit Baye Fall constitue le point de rupture. Ce dernier a été frappé d’une suspension exemplaire de trois ans pour avoir asséné un coup de poing à son adversaire en marge d’un face-à-face, une sanction ferme qui témoigne de la volonté fédérale de purger le sport de ses dérives comportementales. Parallèlement aux violences physiques entre acteurs, l’insécurité est renforcée par une hausse des vols et des agressions lors des journées de combat, des actes qui ternissent gravement l’image de marque de la discipline nationale.
Cette décision de gel des activités médiatiques, prise en parfaite coordination avec les autorités compétentes, vise avant tout à apaiser les tensions et à permettre une réorganisation sécuritaire rigoureuse. Tout en saluant le professionnalisme des Forces de Défense et de Sécurité sur le terrain, la FSL prévient que toute violation de ces nouvelles directives exposera les contrevenants à des poursuites disciplinaires et judiciaires sévères. L’objectif ultime demeure la préservation de la crédibilité de la lutte sénégalaise afin de garantir, à l’avenir, un cadre de compétition serein et respectueux des valeurs sportives.