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Révision de la loi d’amnistie : La société civile exige report et des concertations inclusives

Auteur

LangFils

Publié le

1 avril 2025

KERANOS MEDIA

Dakar, Sénégal – Un appel pressant à la concertation nationale émane de vingt organisations de la société civile sénégalaise, qui ont demandé mardi un report de l’examen parlementaire prévu mercredi de la révision de la loi d’amnistie. Cette loi, adoptée en mars 2024 sous la présidence de Macky Sall, visait à apaiser les tensions politiques ayant marqué la période 2021-2024.

Le nouveau régime, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye, avait initialement promis l’abrogation de cette loi afin de faire la lumière sur les violences et d’établir les responsabilités. Cependant, c’est une proposition de loi interprétative, portée par un député du parti Pastef, qui sera soumise à l’Assemblée nationale, où ce parti détient la majorité.

Les organisations de la société civile, COSCE, RADIO OXY JEUNES, Y’EN A MARRE, AJED, AFRIKAJOM CENTER, CERAG, LIGUE SÉNÉGALAISE DES DROITS HUMAINS, HANDICAP FORM EDUC, ONG 3D, AFEX LEGS-AFRICA, OSIDEA, RADDHO, FORUM DU JUSTICIABLE, GRADEC, DIALOGUE CITOYEN, RESEAU SIGGUIL JIGUEEN, CONASUB, ONDH, PRÉSENCE CHRÉTIENNE , ont exprimé leur préoccupation face à cette approche. Elles plaident pour un « sursis à l’examen de la proposition de loi » et un dialogue constructif impliquant toutes les parties prenantes.

Leur communiqué souligne l’importance de faire la lumière sur les violences meurtrières, de tenir les auteurs responsables et d’indemniser les victimes. Elles insistent sur le fait que les meurtres, actes de torture et disparitions forcées doivent être exclus du champ de l’amnistie.

Dans leur déclaration conjointe, les 20 organisations ont énoncé six principes fondamentaux qui devraient guider l’examen de cette proposition de loi notamment la recherche de la vérité ; la lutte contre l’impunité ;   la réparation intégrale des préjudices subis par les victimes doit être une priorité, garantissant un accès à des compensations adéquates pour leurs souffrances.

Rappelons que les manifestations de l’opposition ont entraîné la mort d’au moins 65 personnes, principalement des jeunes, et de nombreux blessés et détenus.

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