L’ambition diplomatique de l’ancien président sénégalais Macky Sall franchit une étape historique en ce début de mois de mars 2026. Selon des informations exclusives rapportées par le portail Seneweb et relayées par la presse ouest-africaine, le dossier de candidature de l’ancien chef de l’État pour le poste de Secrétaire général des Nations unies a été officiellement déposé. Cet acte majeur a été posé par le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, agissant en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine depuis le dernier sommet d’Addis-Abeba.
Cette démarche transforme radicalement la nature de la candidature de Macky Sall. En étant porté par le sommet de l’organisation continentale, il ne se présente plus seulement comme une figure politique nationale, mais comme le candidat officiel de l’Afrique. Ce soutien institutionnel vise à pallier l’absence prolongée de positionnement clair de la part des autorités sénégalaises actuelles. Jusqu’à récemment, des sources diplomatiques citées par Dakaractu et Infos Gabon soulignaient que l’ancien président hésitait à s’engager sans l’aval explicite du président Bassirou Diomaye Faye, craignant qu’une candidature sans base nationale solide ne soit fragilisée au siège de l’ONU à New York.
Le choix de l’Union africaine de prendre les devants reflète une volonté de peser sur la succession d’António Guterres, dont le mandat arrive à son terme. Le plaidoyer de Macky Sall en faveur d’un siège permanent pour l’Afrique au Conseil de sécurité et son rôle dans l’intégration de l’UA au G20 constituent les piliers de son argumentaire international. Toutefois, le chemin reste complexe puisque le candidat africain devra désormais convaincre les membres permanents du Conseil de sécurité, tout en gérant les critiques internes au Sénégal où son bilan fait toujours l’objet de vifs débats politiques.