Diannah Ba, lundi 26 octobre 2026 — Une violente collision frontale entre deux motos a fait deux blessés graves devant le poste de santé local. L’accident a impliqué l’infirmier chef de poste (ICP) de Diannah Ba et un jeune conducteur de moto-jakarta venant de Diannah Malary.
Le drame s’est produit aux alentours de 14 h 25. Selon les témoignages recueillis sur place, Georges Sambou, l’infirmier chef du poste de santé de Diannah Ba, revenait de Sédhiou. Alors qu’il s’arrêtait devant son logement et avant même qu’il ne puisse descendre de son véhicule, un jeune « jakartaman » arrivant en sens inverse à vive allure l’a percuté de plein fouet.
Le choc a été particulièrement violent : les deux engins ont été lourdement endommagés et les deux conducteurs ont été projetés sur la chaussée.
Le jeune motocycliste, qui ne portait pas de casque, a perdu connaissance immédiatement après l’impact. Bien qu’immobile, il donnait toujours des signes de vie. Quelques minutes plus tard, son état s’est légèrement amélioré et il a été évacué par ses proches, qui ont estimé que ses blessures étaient finalement moins graves.
Quant au second conducteur, l’infirmier Georges Sambou, son état est jugé grave. Il souffre de blessures majeures à la tête et aux yeux, d’une fracture à la jambe droite, et présentait des saignements abondants au niveau du nez et de la bouche. Heureusement, il portait un casque au moment de l’impact, ce qui a permis de limiter les traumatismes crâniens les plus sévères.
Après avoir reçu les premiers soins d’urgence dispensés par son assistant, Abdou Karim Sané (dit « Koutoubo Tall »), Georges Sambou a été évacué vers l’hôpital régional de Sédhiou pour une prise en charge médicale approfondie.
Les forces de l’ordre se sont rendues sur les lieux afin d’effectuer les constatations d’usage et de déterminer les circonstances exactes de la collision.
Cet accident relance une fois de plus le débat sur le comportement à risque de certains conducteurs de deux-roues dans le village, mais aussi sur l’urgence d’aménager la voirie locale. En effet, la vulnérabilité des motocyclistes reste extrême : une vitesse excessive ou une manœuvre imprudente peut à tout moment virer au drame.
Une interrogation persiste désormais au sein de la population : à quand l’installation de ralentisseurs (dos-d’âne) à Diannah Ba ?
Par Elhadji Sankoung Sané





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