Ce jeudi 8 janvier 2026, la cité religieuse de Souna Karantaba est redevenue le point de ralliement des fidèles musulmans du Pakao et de la sous-région. À l’occasion de la Ziarra annuelle de la famille Kancoubassara, une foule immense a convergé pour une journée de dévotion, de souvenirs et de communion spirituelle en hommage aux illustres disparus.
Un rituel de dévotion sous l’égide du Khalife
Dès l’aube, la demeure de Arfang Fakéba Dramé, Khalife général de la famille, a affiché complet. Sous son autorité, le coup d’envoi de la journée a été donné par la lecture intégrale du Saint Coran, dirigée par Arfang Kabirou Kéba Dramé, adjoint à l’Imam Ratib. Dans une atmosphère empreinte de sérénité, les versets sacrés ont résonné sous les tentes, portés par les hommes de la communauté, tandis que les femmes s’activaient avec dévouement à la préparation des repas pour les hôtes.
Un message de paix et de transmission
Prenant la parole au nom de la famille, Arfang Fakéba Kansamang Dramé a exprimé sa gratitude envers les délégations venues de tous horizons, priant pour que les bénédictions de cette journée profitent aux défunts.
L’un des moments forts a été l’intervention du guide religieux El hadji Kadialy Solly, neveu de la famille. Dans un prêche inspirant, il a rappelé les trois piliers qui soutiennent le repos de l’âme du défunt : les prières, l’aumône et la récitation du Coran. Il a également lancé un vibrant appel à la jeunesse :
« L’union des cœurs est le ciment de notre société. Pour que Karantaba conserve son lustre d’antan, les sages doivent transmettre aux jeunes les valeurs de pardon et de respect qui sont les fondements de la paix. »
Une clôture sous le signe de la lumière
L’unité de la cité a été réaffirmée par les représentants de l’imamat et de la chefferie, notamment Arfang Karamo Doussouba Dramé. La célébration s’est prolongée jusque tard dans la nuit avec une conférence animée par El hadji Kadialy Solly, entouré de dignitaires tels qu’Oustaze Seckou Bambaly et Oustaze Sidiya Dramé. La soirée a été sublimée par les chants religieux du célèbre Fallou Sonko, dont la voix a transporté l’assistance dans une profonde méditation.