Plusieurs mois après les incidents mémorables qui ont émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Walid Regragui est revenu sur cet épisode marquant. Lors d’une intervention médiatique, l’ancien sélectionneur marocain a exprimé de vive voix sa déception face aux événements, ciblant en particulier la décision du sélectionneur sénégalais d’interrompre la rencontre en faisant quitter la pelouse à ses joueurs.
Un rendez-vous manqué pour le continent
Selon Regragui, le véritable perdant de cette soirée n’est ni le Maroc ni le Sénégal, mais l’ensemble du football africain. Il a souligné le contraste entre le potentiel affiché et l’image renvoyée au monde entier :
« On avait une finale grandiose, avec les deux meilleures équipes d’Afrique sur les 5-6 dernières années… On pouvait faire une fête et montrer que le football africain avait passé un cap, avec des stades aux normes européennes et extraordinaires. »
Le technicien déplore que le spectacle sportif ait été éclipsé par des controverses qui renforcent les stéréotypes négatifs associés traditionnellement au football du continent. En pointant du doigt la décision de faire quitter le terrain, Walid Regragui a insisté sur la portée symbolique d’un tel geste à l’échelle internationale. Il estime que cette vitrine ternie a exposé des travers préjudiciables pour l’avenir de la discipline et a donné rétrospectivement raison aux détracteurs du football africain, rappelant que la préservation de l’intégrité et de l’image des compétitions continentales doit toujours primer au-delà du simple résultat sportif.

